A noter que ces principes d'or, ce n'est pas moi
ni même les associations qui les indiquont;
elles répondent à des bases physiologiques,
qu'on retrouve dans tout document technique de l'organisation
mondiale de la santé par exemple;
- Une mise au sein au cours des deux premières
heures de la vie des bébés, soit en fait dès la
salle de naissance. Cette mise au sein est appelée
tétée précoce
. Elle a son importance, c'est elle qui, confirmée
par la chute des hormones placentaires, va lancer
la sécrétion lactée-en fait, la sécrétion de colostrum,
puis de lait.
- puis des
mises au sein fréquentes, à la
demande des bébés (voire:
toutes les deux heures, sans attendre que Bébé ne
se mette à hurler de faim). A ce "régime"
là, vous devriez rapidement déborder de lait
- Il faut avant tout que vous compreniez, et que
vous fassiez comprendre le
principe de l'offre et de la demande
: seul un sein sollicité délivre
ce lait si précieux. Plus le sein est sollicité,
plus il sécrète de lait. Plus il a été vidé, plus
il se remplit pour la tétée suivante. Ne vous
engagez donc pas dans l'administration de compléments.
- Dans le cas des grossesses multiples, l'allaitement
simultané entraîne
une stimulation laiteuse accrue, et de ce fait,
favorise une lactation plus rapide.
- Allaiter
la nuit (point
qui semble évident).
- Ne
pas permettre les compléments.
- Interdire les
biberons comme dispositifs
- Ne pas allaiter pas en "mixte"
ni compléter (un bébé au sein, l'autre au
biberon, et inversement la fois suivante ou tétée
suivie d'un biberon): c'est la porte ouverte
à l'échec dans le déroulement de l'allaitement,
HELAS.
Souvent les échecs sont dûs à des apparents
manques de lait, lesquels sont la
conséquence d'un allaitement mixte. Quand
je lis un témoignage d'une maman qui dit qu'elle
a fait du mixte.... qu'elle s'est mise à manquer
de lait, et qu'elle a arrêté d'allaiter, la plupart
du temps c'est dû au fait que la mère
a allaité en mixte, point final. La sécrétion
lactée est prévue pour des jumeaux (voire des
triplés); allaiter à moitié correspond à ne
pas allaiter à hauteur de ce que la nature
a prévu; les seins n'étant pas stimulés à hauteur
de leur information primaire et primordiale, vont
sécréter moins; et là on entre dans un cercle
vicieux du "manque de lait";
- Si on peut évoluer vers du mixte, comme
le font certaines mères qui continuent à allaiter
tout en reprenant leur travail, c'est dans le cas
où la sécrétion lactée est déjà bien mise en place,
cela peut demander plusieurs semaines .
L'autre phénomène, et bien c'est la confusion
sein/tétine: la succion du sein est totalement
différente de celle d'une tétine; l'enfant, très
souvent, ne sachant plus trop comment téter le
sein, va le téter comme une tétine; cela a pour
conséquence de provoquer sensibilité, douleur,
voire bobo au sein, et aussi une mauvaise stimulation
du sein; lequel va sécréter moins, car il aura
été moins stimulé; c'est la porte ouverte au cercle
vicieux de l'apparent manque de lait.
Savoir : .
Si le démarrage n'a pas été
"génial", on peut retrouver de
bonnes mises au sein harmonieuse et à nouveau
plein de lait; Il faut le savoir. Tout n'est pas
perdu, donc.... on
peut toujours repartir en arrière
- Soyez entourée de votre compagnon,
car un de ses rôles, va être de partager votre
bonheur, et aussi, de vous épauler face à l'incompréhension
et face aux éventuels problèmes que vous pourriez
rencontrer.
Je vous encourage à lire : le
Contact paternel existe, je l'ai rencontré
, qui exprime le soutien, l'aide, apportés par mon
mari.
- Ayez éventuellement le
soutien d'une amie qui a allaité avec bonheur
,
soit qu'elle vous rende visite, soit qu'elle vous
appelle, soit qu'elle vous envoie des e-mails que
vous apportera votre compagnon.
- Faites-vous respecter dans votre désir,
et dans votre choix d'allaiter.
N'hésitez pas à assener quelques arguments que
vous trouverez dans ce document.
- Ayez confiance en vous, en vos bébés
(oui, je sais, ce n'est pas facile quand on vient
d'accoucher et qu'on se trouve face à une équipe
médicale qui en sait plus que les mères allaitantes
qui soutiennent d'autres mères); le personnel est
sceptique, tient à ses compléments protocolaires,
voire ses biberons d'eau [sucrée]; Au secours......
c'est là que le papa doit intervenir et dire: stop,
ma femme veut allaiter, elle peut allaiter, aidez-la
ou laissez-la et on fait appel à une association
d'aide à l'allaitement maternel.
- La fatigue n'est pas une fatigue liée
à l'allaitement de jumeaux; une tétée allongée
est moins fatigante que la préparation d'un biberon
(sans compter les courses pour l'achat du lait,
la préparation, la stérilisation....); la fatigue,
elle est inhérente à l'accouchement, aux hormones,
à l'arrivée de deux bébés en même temps.
Ne confondez pas fatigue et "être
cool"; l'allaitement entraîne la
sécrétion d'une hormone de bien-être, qui rend
les femmes allaitantes plus cools, plus tranquilles,
c'est une hormone qui s'apparente à l'hormone
sécrétée après l'orgasme. Non, je vous vois venir,
cela n'a rien à voir avec "la chose";
c'est l'état de bien-être qui est commun.
- Ne croyez pas que vous aurez plus de
bobos, voire: des bobos parce que vous
avez des jumeaux: on n'a pas plus de crevasses quand
on allaite des jumeaux, et pourquoi penser à des
crevasses?
En + de 2 ans d'allaitement de jumeaux, je n'ai
jamais eu de crevasses;
- pas d'hygiène des seins excessive;
on croit qu'il faut laver le sein plusieurs fois
par jour, alors qu'une fois au savon est suffisante.
Si vous souhaitez prendre plusieurs douches quotidiennes,
lavez vos seins une fois au savon,et les fois suivantes,
passez les à l'eau claire, et c'est tout.
pas de nettoyage du mamelon avant et
après tétées...cela abime la peau, la
fragilise, et c'est la porte ouverte aux bobos;
de plus, laver le sein avant la tétée détruit
l'odeur de votre sein, c'est déroutant pour vos
bébés.
- Sachez que même si le début de votre allaitement,
quand vous étiez en maternité, n'a pas été des plus
joyeux, tout n'est pas perdu, et
je ne suis pas la seule à le dire...vous pouvez
reprendre l'allaitement maternel totalement à la
maison,détendue, soutenue, informée.
- A voir aussi, d'autres points importants
pour une bonne lactation
La
tétée précoce:
J'ai développé le déroulement général de la première
tétée appelée tétée précoce
sur Première
mise au sein en dix leçons, en
traitant des cas suivants: "Si arrivée en salle
d'accouchement, vous ne savez plus, c'est la panique
..." "La toute première fois..."
"Cas de la césarienne" "La toute
première fois, quand un ou des bébés doivent aller
en unité médicale" "Pourquoi à la tasse
et pas au biberon?"
Je vous propose désormais de découvrir
les raisons d'être de cette tétée
précoce .
Retour à la liste des principes
Des mises au sein fréquentes à la demande des bébés
Allaitez à la demande de vos enfants
et non à la demande du personnel médical qui enjoint
parfois à nourrir toutes les trois heures, pour
que les enfants ne réclament pas entre minuit et
six heures du matin!!!!! J'ai entendu cette réflexion
moi-même en maternité.
Comment peut-on forcer des bébés qui ont été nourris
en continu in-utero, à ne plus manger la nuit? Et
des bébés doivent-ils avoir faim toutes les 3 heures?
Jamais les premiers jours de leur vie, où il faut
suivre leur rythme.
Vous verrez au bout de quelques jours,
vos bébés qui, ayant acquis plus de force, de maturité,
commenceront à se réguler.
Je devine votre inquiétude, à savoir si vous ne risquez
pas de ne faire que allaiter 24/24h si vous allaitez
à la demande, alors sachez que:
La première semaine est celle de l'établissement
de la lactation, en maternité, où vous êtes déchargée
des "tâches ménagères", où vous aurez
des nounous pour faire la toilette de vos bébés,
votre compagnon pour les changes pendant les heures
de visite. Vous n'aurez à vous consacrer qu'à votre
allaitement à la demande des bébés, ainsi qu'à votre
repos, votre bien-être.
La première semaine à la maison est très importante,
plus encore que celle à la maternité, car c'est
la semaine où vous êtes hors cadre médical, et où
vous aurez une petite baisse de régime,
au bout de 2-3 jours généralement. Vous
constaterez que le comportement des bébés s'est
légèrement modifié, ainsi que leur demande. Ne croyez
pas que vous manquez soudain de lait, c'est
une baisse de régime normale, appliquez les principes
établis plus haut, et vous verrez rapidement un
retour à la normale.
Aussi vous vous déchargerez sur votre compagnon
ou une amie pour les soins des bébés et les repas
(calculez vos quantités pour avoir des restes de
votre dîner à réchauffer pour votre déjeuner) et
fermerez les yeux sur la poussière.
Quelques jours après votre retour à la
maison, vous pourrez, si vous le souhaitez, tenter
d'apporter une certaine régulation,
si vous sentez que c'est cela qui vous convient,
et si les bébés ne convergent pas vers une mise
au sein régulière. (Il est en effet hors de question
de conduire un allaitement à la demande si vous
le faites à contre-coeur, il vaut mille
fois mieux donner le sein toutes les trois heures
avec bonheur).
Vous pouvez opter également pour l'allaitement
simultané; mais cela signifie que dès le
départ vous aurez plus ou moins réglé la simultanéité
de réveil de vos bébés avant qu'ils ne se mettent
ensuite à manifester leur faim en même temps. Vous
gagnerez en "accélérant" la mise en place
de votre lactation, mais vous perdrez peut-être
en intimité. N'oubliez pas qu'un bon allaitement
simultané signifie que vous disposez de vos mains
(chose impossible en cas de gros oedème douloureux),
que vos deux bébés savent saisir le mamelon de leur
main, ou tout au moins un des bébés, et qu'une personne
vous a aidée les premières fois pour que vous maîtrisiez
les bases des positions..
Personnellement, Alexandre et Maximilien ont fini
par se réguler à 4 semaines, et depuis leurs 3 mois,
ils ont une tétée: le matin au réveil, le midi,
l'après-midi vers16h, le soir vers 19h30 (les tétées
nocturnes sont passées à 2, puis 1 progressivement,
puis aucune, sinon des tétées très courtes, des
tétées-grosse chaleur, tétées-anti-cauchemars, tétées-anti-bobo).
Retour à la liste des principes
Le
principe de l'offre et de la demande
Ce principe de l'offre et de la demande
signifie: Pour que vos bébés vident vos
seins, il faut qu'ils aient faim, qu'ils aient un
bon réflexe de succion, qu'ils ne confondent pas
sein et tétine, qu'ils ne deviennent pas paresseux
car ils comprendront vite, s'ils ont des compléments
de lait industriel, que le lait s'écoule sans effort
d'un biberon.
Or, l'ajout de complément protocolaire remplit
bien l'estomac de vos bébés, ce qui fait qu'à la
tétée suivante, ils ont moins faim, tètent moins,
sollicitent moins le sein; ils doivent faire travailler
mâchoires et langue différemment, et la confusion
sein/tétine vous guette; vous guette également le
phénomène de baisse de lactation et donc sevrage
rapide au profit du biberon, comme si vous faisiez
du mixte.
En conséquence:
- avant que l'heure de la tétée suivante ne "sonne",
vos bébés se manifestent, car ils ont faim -normal,
ils ont peu tété la fois précédente- et là, c'est
le saut aux conclusions: vous n'avez
pas assez de lait, il faut un complément. Moralité,
on re-sert un complément, qui gave vos bébés,
qui n'auront pas très faim la fois suivante etc...
etc... etc. Le sein, peu sollicité, délivre de
moins en moins de lait, et voilà pourquoi tant
de femmes disent "je n'avais pas de lait".
- très rapidement, vos bébés vont "matraquer"
vos mamelons, qui deviendront douloureux.
Pour peu que vous ne sachiez ou n'arriviez pas
à trop bien gérer la guérison de vos mamelons,
vous donnerez de moins en moins le sein. Voilà
pourquoi les femmes taisent qu'elles "avaient
vraiment trop mal aux seins".
- par un savant dosage des points susmentionnés,
et l'intelligence de vos bébés, qui continueront
certainement à "tétouiller" pour le
plaisir, car les bébés aiment et ont besoin de
téter vos seins, ils téteront pour le plaisir,
mais ne solliciteront pas le sein pour avoir du
lait, et tout d'un coup, ils s'impatienteront
pour avoir leur complément qui deviendra tétée
au biberon. Parce qu'ils auront compris d'où le
lait coule le plus vite.
Retour à la liste des principes
L'allaitement simultané pour démarrer la lactation
Il est reconnu que l'allaitement simultané stimule
beaucoup la sécrétion lactée et permet
donc de bien établir la montée de lait.De la même
manière, si l'un des bébés téte mieux que l'autre,
vous avez intérêt à mettre ce bébé au sein, à attendre
que le lait s'écoule de l'autre sein (c'est le mécanisme
du réflexe d'éjection) et alors, à mettre le second
bébé au sein.
Du plan des bébés:
Vous pourrez éventuellement, une fois qu'elle sera
bien établie, allaiter vos bébés séparément, si
vous le préférez, et si vos bébés le préfèrent.
L'allaitement simultané se décidera entre vous
et eux. Si vous optez pour l'allaitement simultané,
ne soyez pas surprise, si un jour, vos bébés rechignent
et font montre d'une volonté d'exclusivité. De la
même manière, un jour, vous aurez un bébé au sein,
et l'autre, déjà repu, fera peut-être des signes
manifestes pour revenir téter...avec son compagnon
de corps.
Certains bébés refusent la tétée seuls, d'autres
la réclament...
Du plan de la pratique:
Pour la gestion de l'attribution des seins
à vos bébés voir
la rubrique thématique des seins
Un dossier est en ligne, dédié aux positions
lors de l'allaitement simultané A savoir qu'il
vous faudra une bonne dextérité dans les mains et
les bras, quelques essais avec une aide, et qu'au
moins un des bébés sache saisir votre mamelon. Sachez
qu'il existe des positions assise, et allongée.
Mon avis est que vous devez éviter
de trop "gémelliser les tétées". Autant
il est hors de question de ne vous occuper que d'un
bébé à la fois tout le temps, et de le séparer de
son compagnon, autant vous vous devez de les considérer
chacun comme des entités bien différentes, ayant leur
existence propre, et leur consacrer du temps à eux
seuls.
On peut également rencontrer des difficultés
qui, sans qu'on le sache, sont liées à l'allaitement
simultané. Telle cette maman qui un jour me contacta
par téléphone, car un de ses enfants avait tendance
à hoqueter, et régurgiter en pleine tétée; elle devait
donc le relever, et de ce fait, son frère "décrochait
du sein". Sans compter quelques "batailles"
de sein.... En fait, l'un des bébés tétait très fort,
et imposait un fort réflexe d'éjection à son frère,
un réflexe d'éjection si fort que son frère en hoquetait,
et par voie de conséquence, régurgitait. Quant au
bébé fort téteur, il "décrochait" du sein,
par suite de malposition.
Si vos bébés sont de ceux qui réclament la
tétée simultanée, tentez de réserver une
des tétées en un câlin à 2: bébé + maman.
Il faut répartir les activités à 2 (+papa), à 3 (+
papa) sans chronomètre, mais avec justesse.
Mis à part deux ou trois essais à la maternité
et à la maison, j'ai toujours opté pour la tétée
avec un seul bébé. Mais un jour récent,
pendant les grandes vacances, Maximilien revint
un jour au sein, tandis qu'Alexandre tétait. Nous
avons ainsi opté pour la tétée simultanée le soir
(les bébés allongés en hamac à mes côtés, mes
coudes étant calés par un coussin, parfois l'un
à mes côtés, et l'autre sur mon ventre), suivie
d'une mise au sein individuelle, un "câlin-sein";
dès qu'ils quittent le sein, nous jouons ensemble,
avec possibilité de revenir au sein...jusqu'à
l'heure du dodo. Lors de "coups de feu",
également, j'opte pour une tétée simultanée, suivie
d'une mise au sein individuelle.
Néanmoins le manque de relation intime le soir
semblerait leur manquer, car ils ont un peu tendance
à se réveiller à nouveau la nuit....nous allons
donc changer de programme, et vous tiendrons au
courant!
Retour à la liste des principes
Si vous décidez d'allaiter vos bébés
séparément:
Pour savoir comment attribuer vos seins,
voyez ici
Pour ce qui est des positions:
Un dossier est en ligne, dédié aux positions
lors d'allaitement. Vous pouvez allaiter assise,
ou allongée....
Retour à la liste des principes
Allaiter
la nuit:
C'est également essentiel pour une bonne sécrétion
lactée.
Allaiter la nuit fatigue-t-il?
Si vous vous organisez comme je le préconise, vous
limiterez la fatigue.
- Un bébé se réveille? Voyez avec votre compagnon
à vous partager les allées-venues pour amener
Bébé au sein et le ramener à son lit. (Vous pourrez
éventuellement déterminer, entre vous, de qui
se lèvera, et éventuellement sur quelle tranche
horaire).
Chargez par exemple, votre compagnon de changer
Bébé et de vous l'amener au lit, où vous allaiterez
dans la pénombre et allongée. Le papa se rendormira
facilement. Vous, pourrez somnoler, et/ou vous
rendormir.
- Autant que possible, prenez la place de droite
ou de gauche, de manière à ce que Bébé soit au
milieu, entre votre compagnon et vous. (Si le
papa dort et ne peut vous céder sa place, reprenez
votre place, après avoir organisé une "barrière"
de lit).
- Vous avez la possibilité de recoucher Bébé repu
et endormi, ou d'en charger le papa. Et éventuellement
d'allaiter "dans la foulée", et s'il
est réveillé, le deuxième bébé.
- Ou bien, rendormez-vous avec Bébé contre vous;
vous ou votre compagnon irez le recoucher dans
son lit.... quand son frère ou sa soeur se réveillera.
Ne craignez pas de vous endormir,
vous n'écraserez pas votre bébé. Entre vous, il
ne risquera pas de tomber, ce n'est que vers l'âge
de dix mois que, s'il ressemble à un certain petit
Maximilien ou à un petit Alexandre par exemple,
il pourra s'asseoir entre vous, et éventuellement
aller voir ailleurs ce qui s'y passe. Mais à cet
âge-là, si il se réveille la nuit, il s'agira d'un
"cauchemar", ou d'un bobo, et Bébé se
rendormira vite.
Une autre solution consiste
à faire dormir les bébés dans votre chambre, pendant
leur premier mois par exemple.
Si leur lit est contre le vôtre, vous vous épargnerez
des allées et venues, n'ayant qu'à tendre les bras,
et les prendre contre vous pour la tétée.
L'on vous "conseillera", assurément,
que "un bébé dans le lit de ses parents, oh
la la, mais il ne faut pas, sinon il y restera jusqu'à
ses 5 ans etc...". Faux. Tout d'abord, il vous
appartient de faire dormir vos bébés dans votre
chambre voire dans votre lit aussi longtemps que
vous le déciderez. C'est un choix, une philosophie,
un mode de vie que personne n'a à discuter.
Enfin, vous pourrez faire coucher vos bébés dans
leur propre chambre au bout de quelques semaines
ou mois, sans problème, si vous le souhaitez. Et
réserver les endormissements à 3, ou plus, dans
le lit parental, dans les cas de grosse flemme ou
de grosse fatigue.
- Si j'en crois notre expérience, nous avons opté
pour l'allaitement dans notre lit au bout d'une
quinzaine de jours. J'étais épuisée d'allaiter
assise dans le fauteuil de la chambre des bébés,
me retenant de me rendormir, me retenant quasiment
de tomber du fauteuil. Une amie m'a appris comment
me positionner pour allaiter allongée, et c'est
devenue LA position nocturne.
- C'est par période que nous nous rendormons,
le papa, le bébé qui tète, et moi-même, sans pouvoir
d'ailleurs déterminer QUI s'est rendormi le premier.
(ceci étant la question du matin). Ce sont de
petites périodes de fatigue, ou de flemme, disons-le,
consistant à se dire: oh je ne me relève pas.
Un autre prétexte est parfois: "pour ne pas
réveiller son frère". Pourquoi ne pas accepter
le fait qu'on est douillettement enfoui sous la
couette, et que l'on n'a pas toujours envie d'en
sortir....
- Quel est le "principe" qui veut que
la maman soit à la maternité "pour se reposer,
c'est pourquoi on prend les bébés la nuit,
on leur donne un biberon".
La conséquence est un mauvais départ dans la lactation.
Il faut allaiter la nuit, allaiter allongée dans
son lit, dans la pénombre. demandez des barreaux
de lit (c'est une chose à laquelle je n'avais pas
songé) ainsi vous n'aurez crainte que vos bébés
ne tombent, et vous pourrez dormir tranquille, vous
tournant et retournant selon le bébé affamé.
La conséquence est que certaines nounous de garde
la nuit, qui donc sont sensées travailler de nuit,
vont faire une tournée de biberons nocturnes vers
minuit, puis aller se reposer dans leur salle (parfois
sans daigner répondre à vos coups de sonnette).
Eventuellement, si une nuit, vous ne pouvez
vraiment pas, tirez votre lait, et faites le donner
à la tasse, à la cuillère, ou au coquetier
par votre mari.
Evolutions nocturnes
Ne pas omettre que les enfants se régulent;
que les enfants allaités ne sont pas des enfants
qui se réveillent la nuit; ils ne se réveillent
pas plus que les enfants au lait industriel.
Il a été démontré dans une étude de bébés au lait
industriel et de bébés au lait industriel + farine,
que les deux groupes se réveillaient tout autant
la nuit. Supprimer une tétée au sein pour un biberon,
dans l'idée que l'enfant fera mieux ses nuits, est
une illusion, et son résultat s'il est positif,sera
très aléatoire.
Le couple peut décider, au bout de 3 mois par exemple,
que le papa se lèvera la nuit, pour re-border l'enfant,
lui expliquer que c'est la nuit:
L'enfant qui se réveille n'est pas toujours
un enfant affamé, il faut bien le savoir,
et bien se le remémorer et l'assimiler en même
temps qu'assimiler une bonne confiance en soi:
le réveil nocturne concerne tous les enfants,
au sein ou au biberon.
Le réveil nocturne peut provenir de la faim, certes,
mais aussi:
1/ des dents, et la succion de votre sein soulage
les gencives de votre
enfant; même si rien ne perce, cela se prépare
2/ cauchemar aussi
3/ l'envie de faire coucou. Oui, l'enfant est
parfois ... un être qui exagère: il a besoin de
dire:"salut papa, salut maman, j'ai envie
de vous voir" et que ce soit la nuit ou le
jour...
L'idée pourrait être de faire participer
le papa: qu'il se lève, et aille voir
Bébé, lui dire: on est là, on fait dodo, allez
fais dodo; on est près de toi. Allez essaie de
dormir, papa et maman ont besoin de dormir pour
être en forme demain et faire joujou avec toi.
Pourquoi le papa? parce que les bras paternels
ne sont que des bras, et non des bras proches
de seins-tétée.
Souvent l'enfant se rendormira....peut-être pas
le premier jour. Pourquoi ne pas en profiter pour
donner la peluche préférée, si peluche préférée
il y a, bien imprégnée de l'odeur de sa maman,
en ajoutant: prends ta peluche dans tes bras.
Ou bien le soir juste avant la tétée de
mise au dodo, dire que "papa et
maman ont besoin de dormir pour être en forme
demain et faire joujou avec toi" peut se
révéler assez efficace.
A vous de moduler bien sûr....
Mais cela peut marcher....j'ai vécu cette situation
en double exemplaire plusieurs fois, depuis 20
mois; enfin, beaucoup moins souvent depuis quelques
temps quand même! Mais notre grand risque, c'est
que l'un réveille l'autre, mais vous le savez
peut-être...
Ne pas allaiter la nuit,
signifie:
engorgements les premiers jours, si vous sautez
la tétée nocturne. A court terme, pour peu que vous
maîtrisiez mal la guérison de vos mamelons devenus
douloureux par l'engorgement, ce sera la fin de
votre allaitement, sauf si vous allaitez à nouveau
la nuit.
Ne pas allaiter la nuit, signifie donner un biberon;
donner un biberon signifie la presque fin de votre
allaitement sauf si vous supprimez ce biberon. Référez-vous
au thème du principe de l'offre et de la demande,
et au complément.
Ne pas allaiter la nuit, signifie donner du lait
industriel; soit des problèmes digestifs à venir;
soit une baisse de la lactation, et donc un sevrage
à court ou moyen terme
Avoir confiance en soi et en ses enfants; ne pas
confondre fatigue avec bien-être; se rappeler qu'il
est moins fatigant et prenant sur tous les plans,
d'allaiter allonger au lit (quitte à se rendormir
si on le peut pendant la tétée), que de devoir dépenser
énergie et argent à préparer des biberons.
Retour à la liste des principes
Ne pas permettre les compléments
Des compléments sont donnés à tort et à travers,
au nom du protocole, de la préférence de certains
personnels à faire biberonner pour s'épargner du
travail, et de l'argent (parce que des entreprises
continuent à fournir les maternités en stocks gratuits
de lait artificiel.)
Des compléments sont donnés à tort et à travers
parce qu'il a été décidé qu'ils seraient donnés
si les bébés pesaient moins de xx kg, si les bébés
prenaient peu de poids leur première semaine,
- Un bébé allaité prend moins de poids
qu'un enfant au lait industriel, parce qu'un bébé
au lait maternel ne prend que ce dont il a besoin.
Vous ne verrez jamais un bébé au lait maternel
obèse, ni bouffi comme ces bébés qu'on exhibe fièrement
"regardez ce bébé de 9 mois, il en paraît 18,
n'est-il pas en bonne santé?".
STOP, un bébé en bonne santé n'est pas un gros
bébé. Un bébé sait exactement ce dont il
a besoin, c'est le seul stade où l'être humain va
s'alimenter selon ses propres besoins,
et non "finir son biberon-son assiette-reprendre
un peu de ce plat" pour faire plaisir à papa-maman,
ou pour se remonter le moral.
Le livre l'Art de l'allaitement maternel de la
Leche League indique qu'une moyenne de 110 à 200
g par semaine par bébé est un gain de poids satisfaisant.
Et qu'on ne devrait pas s'inquiéter d'un gain légèrement
inférieur au cours d'une semaine ou d'un mois quelconque,
le tout étant que vos bébés prennent régulièrement,même
lentement, du poids. Considérez également vos bébés
dans leur globalité: ont-ils l'air affamé?
Du fait même que vos bébés indiquent à
vos seins, par leur succion, ce dont ils ont besoin
en protéines,lipides, glucides, vitamines, etc....,
ils géreront eux-mêmes votre sécrétion, et l'équilibreront.
Donc quand bien même ils téteraient douze fois par
jour, leur équilibre ne serait pas rompu.
- Un bébé qui pleure n'est pas toujours
un bébé affamé.
- Un bébé qui veut téter n'est pas toujours
un bébé affamé.
Sachez que téter n'est pas synonyme de
faim. Le besoin de téter est aussi un besoin
physiologique de bébé, un besoin d'être réconforté,
la naissance n'est pas déroutante uniquement pour
vous, jeune maman, c'est un nouveau monde qui s'ouvre
à vos bébés.
Ne croyez donc pas que vos bébés pleurent et réclament
le sein uniquement parce qu'ils ont faim, et faites-le
comprendre à votre entourage ou au personnel s'ils
ont des doutes de vos capacités de maman allaitante.
Si trop de telles réflexions vous gênent, ne les
écoutez pas, éventuellement faites le barrage aux
visites ou appels, votre bien-être, votre bonheur,
votre mise en place de la lactation sont plus importantes
que d'écouter des inepties. (Ces réflexions, vous
les entendrez encore tout au long de votre allaitement,
imaginez que depuis onze mois, j'en entends....mon
intention est de dédier une page WEB aux réflexions
entendues de part et d'autres, et les réponses ou
impertinences à rétorquer. )
- Donner du lait industriel comme complément....
Pense-t-on à du lait maternel tiré d'un tire-lait?
Par expérience, car Maximilien n'avait pas la
force de téter mes mamelons gorgés de lait (ma montée
de lait a été "tardive", mais très quantitative),
je me suis mise finalement à vider un peu mes seins,
avec un tire-lait, à le donner à mon bébé, dix millilitres
environ; de là, je le mettais au sein, et il avait
la force de téter (avec un sein moins gorgé de lait
aussi).
Car il faut savoir une chose: si votre
sein est gorgé de lait, vos bébés (d'autant
qu'ils seront peut-être nés avant terme) n'auront
peut-être pas la force nécessaire de le vider, tout
au moins d'amorcer la tétée (les 2 premières minutes
de la tétée). Vos bébés ont faim, hurlent, refusent
le sein car trop difficile pour eux... Videz un
peu votre sein, afin qu'il soit moins congestionné,
conservez ce lait qui peut vous servir, et remettez
vos bébés au sein.
En fait, je suis très heureuse d'être une maman
de jumeaux allaitante, car c'est Alexandre qui a
"sauvé" ma lactation, car lui, c'était
"droit au but, et pas d'histoire".
- L'allaitement maternel est sain,
il est bon pour la santé de la mère (réduisant les
risques de cancer du sein, entre autres) et le lait
est sain pour le bébé, réduisant les risques de
développer maintes maladies du nourrisson et de
l'enfant plus tard.
- Surveillez les couches, si chacun
des bébés mouille ses couches, c'est qu'il prend
du lait.
J'espère avoir développé assez d'arguments pour
limiter les éventuels compléments protocolaires. Je
vous encourage vivement à faire du forcing; à force
de se faire entendre, nous arriverons peut-être à
une formation de tout le personnel médical en matière
d'allaitement.
Et si vous n'avez décidément pas le choix à la maternité,
une fois chez vous, vous relancerez votre lactation
à l'aide des règles d'or énoncées plus haut.
Retour à la liste des principes
Interdire les biberons comme dispositifs:
Une autre catastrophe (le terme est rude, mais
nous sommes sollicités quotidiennement pour
rattraper des allaitements) due en partie au personnel
de la santé, mais aussi due aux puéricultrices,
aux industriels, aux publicitaires, aux fabricants
de jouets, c'est le biberon.
"On" sort un nouveau biberon, qui lui,
ne donne pas de diarrhée ou colique, ce qui tend
quand même à montrer que le biberon n'est quand
même pas anodin....on créé une nouvelle tétine.....Laissons
le biberon aux enfants qui reçoivent du lait industriel,
et laissons le téton aux enfants allaités au sein...
Une étude a été faite sur la façon de téter un
sein, et de téter une tétine, (voir Liens vers d'autres
sites), et croyez-moi, le téléchargement de l'animation
vaut le détour... et vous vous garderez de donner
un biberon désormais. Tout dans l'anatomie du bébé
travaille différemment: langue positionnée différemment,
travail de la langue, des machoires, diffèrent totalement.
D'où la confusion sein/tétine que j'évoque plusieurs
fois dans le Guide de l'allaitement, La
première tétée et par exemple
dans Travailler
et allaiter
Si donc vous souhaitez faire donner un peu de votre
lait par le papa, une nounou, travailleuse familiale,
ou babysitter, vous pouvez tirer votre lait, le
réfrigérer, et le faire donner:
- à la tasse, au coquetier, à la pipette, à la
seringue (dont vous aurez ôté l'aiguille)
- au Soft-Cup de Medela
; c'est un dispositif qui ressemble à une cuillère,dont
le manche serait un tube contenuant le lait. L'enfant
ne tète pas, il lape le lait qui s'écoule goutte
à goutte de la cupule;
mais pas au biberon......
Et si vous devez absolument donner un complément
à la maternité, idem, faites le donner avec n'importe
quel dispositif, hors celui de "biberon+tétine".
Je voudrais préciser quand même
qu'il y a des professionnels de la santé qui se
mobilisent en faveur de l'allaitement maternel,
pédiatres, généralistes, puéricultrices.........
ils ne sont pas légion, mais ils existent, forment
des associations, certains se mobilisent auprès
de notre association, pour aider la mère qui le
souhaite, à vivre son allaitement harmonieusement-pourquoi
ne pas vous faire connaître...
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