Vous allez passer par quelques périodes
où vous penserez, à plus ou moins juste
titre d'ailleurs, manquer un peu de lait.
Ces périodes sont : quelques jours après
la sortie de la maternité, quand vos bébés
auront un mois, puis six semaines, puis trois mois,
six mois, dix mois.
En 2 jours, ces étapes peuvent être
réglées si d'une part vous ne paniquez
pas et surtout si d'autre part, vous stimulez bien
vos seins. (et si ça perdure, demandez un avis
à un expert en allaitement)
Quand vous sortirez de la maternité,
vous quitterez le cocon médical, vous retrouverez
sans le soutien des sage-femmes, et il y a une sorte
de petite fatigue qui s'empare de vous, et ne dure
que quelques jours. Vous constaterez que vos bébés
ont changé de comportement aussi, qu'ils ne
sont pas comme d'habitude.
Pour les autres périodes,
Il s'agit le plus souvent de phases de croissance,
donc de demande accrue. J'ai personnellement beaucoup
ressenti la phase correspondant au fait que mes enfants
rampaient, sautaient, se levaient et se lâchaient....par
une faim accrue...je me suis mise à dévorer....une
autre phase a correspondu à un week-end en
bord de mer, où là, mes seins se tendaient
beaucoup plus que de coutume.
Vous savez si vous l'avez déjà lu sur
ce site, que le sein répond à la demande;
à la demande de l'enfant; c'est lui qui, par
sa succion et sa faim, qui va commander aux seins,
de lui fabriquer des flux de lait qui vont correspondre
à ses besoins, en temps réel; donc si
les besoins de l'enfant évoluent par suite
d'une phase de croissance, il n'a pas de petit
drapeau à la main pour dire: "hep maman,
change la composition de mon lait"; il
y a un message nerveux, indiqué par la succion
de l'enfant, imprimé directement au sein maternel;
l'enfant tète plus souvent, et indique à
sa mère: il est temps de modifier le lait en
quantité, en qualité....
Donc si l'enfant se met à demander le sein
+ souvent, c'est sûrement qu'il traverse une
phase de croissance, réclamer le sein fréquemment
est la manière naturelle du bébé
pour s'adresser aux seins de sa maman;
A mentionner, également, les réflexions
de votre entourage,
qui peuvent mettre en doute vos capacités
de maman allaitante d'un bébé, de
deux bébés ou plus. Car oui on peut
allaiter des triplés et même totalement
au sein!
Ces réflexions négatives, cela peut
agir sur votre état psychique. Cela peut
induire un stress; or le stress n'est pas vraiment
bon pour le réflexe d'éjection (du
lait maternel); a l'instar de nombreuses mamans
je n'ai pas eu l'entourage idéal vis-à-vis
de mon allaitement. Entre les "tu n'auras pas
assez de lait" "mais ça va te fatiguer"
"mais enfin il faut les sevrer", BONJOUR
L'ANGOISSE !!!!
Je me souviens, après chaque appel téléphonique
contenant de telles réflexions en provenance
d'une large partie de mon entourage familial, je
me disais deux jours durant, à chaque fois
que mes bébés pleuraient : "ça
y est, je n'ai pas assez de lait".
Chaque fois je prenais mon téléphone,
appelais mon mari sur son portable, à une
époque où les communications étaient
vraiment coûteuses!!! Mon mari me remontait
le moral, me remettait en confiance... mon mari
a beaucoup agi dans la réussite de mon allaitement;
Messieurs les papas, c'est à vous
de rassurer les mamans, et de leur répéter
qu'il ne faut pas écouter ces réflexions
désobligeantes.
Pensez à la présentation du numéro!!
pensez au répondeur téléphonique!!
Les réflexions de l'entourage familial et/ou
amical valent aussi pour celles qui émanent
du personnel médical.
Le seul exemple de dire aux mères:
écoutez proposez un biberon de lait après
la tétée, si votre bébé
en prend c'est que vous n'avez pas assez de lait....
c'est l'entrée dans le tarissement du lait
assurée sur le plan technique; c'est la fin
de l'allaitement pour cause de stress quasi-assuré
aussi; ou de dire "si vous n'avez pas
assez de lait ce n'est pas grave, vous savez les
laits industriels sont aussi bons" n'est
pas mieux; déjà quand on sait que
c'est faux, les laits infantiles ne sont pas aussi
bons ni pareils que le lait maternel; enfin cela
remet en question les capacités de la mère
à pourvoir aux besoins de son enfant; OUI
c'est difficile d'être mère; mais si
les conditions environnementales négativistes
nous fichaient la paix, on n'aurait absolument pas
besoin de faire appel à l'industrie; on entend
aussi "mais le lait maternel c'est
pas la peine pour les anticorps, c'était
bon pour les cro-magnons" est encore
plus faux; de parole de paléotologiste, nous
avons bien plus de microbes dans notre atmosphère
que du temps de nos ancêtres; nous fabriquons
des anticorps qui passent la barrière du
lait et soignent (ou évitent les maladies
de) nos enfants.
Bref la France est spéciale, anti-allaitement,
ce pays se croit à l'avant-garde en matière
d'alimentation et de non-maternage alors que nombre
de pays qui ont fait un peu comme nous il y a quelques
dizaines d'années, sont repartis en arrière,
et font la protection et promotion des câlins
et de l'allaitement au sein;
Un bouleversement soudain fait que les bébés
réclament plus souvent,
mais ce n'est pas toujours de faim;
un bébé ne pleure pas que de faim,
pleurer c'est un moyen de s'exprimer; peur,
angoisse, envie de câlin, envie de présence....
j'ai pu noter des demandes de tétées
accrues, un besoin de se scotcher à la maman,
et en conversant avec la maman, en creusant un peu,
on en déduisait que la maman allait reprendre
le travail, que la famille allait déménager,
que tante Agathe avait passé une semaine
à la maison... On n'imagine pas que demander
le sein, c'est demander une réponse psychoaffective
à une angoisse soudaine, à une peur,
à une solitude, à une douleur morale
ou psychique;
Que faire :
allaitez à la demande, ou bien raccourcissez
l'intervalle entre deux tétées,
reposez-vous, buvez régulièrement,
et en quelques jours (ou quelques heures), vous
déborderez de lait.
Et surtout n'écoutez pas les réflexions
de circonstances, comme "oh tu n'as pas assez
de lait, c'était sûr, deux bébés....",
ne suivez pas non plus les "conseils"
de complément, de biberons d'eau sucrée,
et autres émanant de personnes qui n'ont
pas allaité, ou qui elles-mêmes n'ont
pas eu les bons conseils quand il l'aurait fallu.
On sait que donner de l'eau sucrée
non seulement ce n'est pas bon, cela habitue l'enfant
à du sucre, ce sucre est raffiné donc
fait grossir; de plus, l'enfant ayant bu de l'eau
voire de l'eau sucrée, reçoit une
information de sasiété de la part
de son estomac; donc lorsqu'il ira au sein, il ne
tètera pas correctement;
On sait aussi que les compléments
de lait infantile vont diminuer la sécrétion
lactée, et qu'avant de les envisager, il
faut poser des questions techniques sur l'allaitement,
sur la globalité de l'enfant et voir en tout
premier lieu à modifier l'allaitement;
Rassurez-vous sur le fait qu'un bébé
qui semble réclamer ne réclame pas
systématiquement à manger! Pleurer
est un moyen de communiquer, Téter un moyen
de se rassurer, de se câliner.... (lire
Mille raisons de réclamer la tétée)
Le meilleur stimulant de la sécrétion
lactée,
c'est la mise au sein; à
côté de cela, pour une aide psychique
ou un impact réel sur votre lactation, vous
pouvez faire appel à une écoute amicale
et lactée; et à des éléments
naturels, aux vertus galactogogues.
Je citerai en premier le fenugrec
(compter un minimum de 6 gélules par jour
[selon concentration, il faut 9 - 12 gélules
par jour en dose de départ], faire
une cure d'une boîte, continuer après
les premiers bons résultats); il y a aussi
le fenouil (en gélules ou granules); l'homéopathie
(dont Ricinus 3 ch: 3 granules matin et soir, mais
attention à l'homéopathie: selon la
dilution du ricinus, il devient un coupe-lait et
non une aide pour augmenter la sécrétion
lactée); stimulation par tire-lait;
et puis la mise au sein.... et pas de biberon,
ni lait artificiel..... ces derniers doivent être
bien étudiés;
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