Faire le point sur reprendre le travail rémunéré
ou non:
Faites abstraction de la cure d'intox qui court depuis
quelques dizaines d'années, la libération de la femme
se fait par son épanouissement personnel! par son
accomplissement personnel à elle; et par le respect
d'autrui quant à son choix de vie.
La femme a le choix de faire des enfants, elle a
le choix de les allaiter ou non, elle doit donc être
respectée si elle opte pour donner le sein, tout comme
elle respectera la mère qui a choisi de ne pas allaiter.
Elle a le choix (ou presque) de pouvoir s'occuper
de l'éveil, de l'éducation de son enfant, elle doit
donc être respectée dans son choix, tout comme elle
respectera la mère qui a choisi de reprendre le travail.
Parlons des mamans qui ont le choix.
- Je souhaiterais occulter dans un premier temps
les mères qui n'ont pas le choix, qui sont support
unique de famille, ou qui sont un couple dans une
nécessité financière... leur douleur morale et financière
quant à la reprise du travail me semble trop forte
pour aborder ce point dans un premier temps.
Donc telle maman a le choix; en quoi recevrait-elle
des quolibets, ou des réflexions?
son choix de rester à la maison va lui permettre
de réaliser l'épanouissement de son enfant, sa mise
en confiance et son psycho-affectif de demain et après-demain;
son choix de reprendre le travail tout en continuant
à allaiter mérite soutien et encouragements, car c'est
un challenge à relever!
- La France est le pays où l'on place le
plus tôt, les enfants en garde extérieure;
"on" commence à s'apercevoir que les enfants souffrent
d'un manque qui jouera sur leur équilibre psycho-affectif
plus tard; mais comme "on" ne veut pas culpabiliser
les femmes qui travaillent, "on" ment par omission,
en disant que les enfants ne souffrent pas de la
séparation d'avec la mère. Et dernièrement, (en
même temps qu'on ré-apprend qu'un bébé a besoin
d'être en corps-à-corps prolongé pendant ses premiers
mois) "on" se met soudainement au contraire, à trouver
mieux de séparer les enfants et les mères; mensonge
par omission, qui entraîne..... un remord de la
part des mères qui restent à la maison avec leur
enfant et qui en finissent par croire... qu'elles
n'apportent pas assez à leurs petits. Ca ne vous
rappelle pas le faux leitmotiv entre donner le sein
ou non, ça?
Faisons un bref point,
le bébé a besoin d'un corps-à-corps prolongé avec
sa mère, c'est humain, c'est normal; les mères le
savent, et prennent la décision qui leur va le mieux.
Que chacune décide sans être culpabilisée.
La maman qui reste à la maison n'est pas un bras
prolongé d'un plumeau et d'un aspirateur! ni d'un
chiffon! c'est fini le temps où la mère au foyer s'occupait
de son inérieur essentiellement; aujourd'hui, la mère
au foyer s'occupe de l'éveil de l'enfant essentiellement!
La mère au foyer n'est pas une feignasse!
La mère au foyer se partage à proportions variables
entre enfant et tenue de la maison;
- Personnellement, j'occulte la maison sauf tenue
quotidienne des sanitaires et sols; la poussière
peut s'accumuler en hauteur sans trop me gêner...
je repasse ce qui dépasse pour mon mari (chemises,
pantalon) et plie polos et tee-shirtet rien pour
mes enfants! je plie le reste. Quant aux vitres,
alors là j'avoue que j'ai jeté l'éponge depuis longtemps,
puisque j'ai 30 petits doigts agiles et toujours
prompts à caresser la vitre.
Certaines mères ont besoin d'une activité intellectuelle,
outre les enfants;
j'en fait partie! au bout de 9 mois de maternage,
j'ai ressenti un besoin de m'ouvrir, et reprendre
une activité; en tant qu'ancienne work-alcoholique
je savais que je ne pourrais reprendre le travail
sans "exiger" un emploi à responsabilité, avec des
semaines de 60 heures, et du travail à ramener à la
maison... c'est MA conception du travail... je savais
que je ne pourrais jamais allier travail et enfants
en bas âge.
J'ai créé ce qui devint l'association ADJ+, en parallèle
de ce qui devint le site que vous parcourez; je m'arrange
pour travailler sur pc la nuit quand tout le monde
dort ou en journée puisque mes enfants sont
scolarisés.
Je suis maman la journée et la nuit, et j'ai une
activité de création, une activité intellectuelle
et relationnelle; c'est ainsi que j'ai retrouvé mon
équilibre mental.
alors je ne peux jeter la pierre aux femmes qui
reprennent le travail.
Je propose de faire le point, de faire le calcul:
est-ce vraiment par goût qu'elles reprennent le travail,
si non, pourquoi ne pas opter pour le maternage à
la maison. Par contre, si les mamans me disent qu'elles
souhaitent vraiment reprendre le travail je leur propose
désormais de MODIFIER LEUR ALLAITEMENT, car Allaiter
et travailler est leur DROIT!
EN TOUT RESPECT,
je pense qu'un arrêt jusqu'aux 3 ans des enfants
est un bon compromis: la mère profite des premières
et importantes années, leur apporte sa présence, le
meilleur équilibre psycho-affectif, son lait si elle
allaite, au moment où justement les enfants (bébé,
bambin) ont besoin de cette présence maternelle. Les
trois premières années, ce sont les bases de leur
vie d'adulte.
Faire le calcul:
faut-il reprendre le travail, ou peut-on envisager
de repousser la reprise du travail aux un an (ou plus
tard encore) des enfants, quitte à se serrer un peu
la ceinture?
Gagner 500F-1000F de moins, mais rester à la maison
et profiter de ses enfants leurs premiers mois, leurs
premières années; ce n'est jamais facile, toutes les
mères ne peuvent faire ce calcul car elles sont seules,
soutien de famille monoparentale, ou seule source
de revenu du couple....
Toutes les familles ne peuvent faire ce calcul par
surendettement aussi; mais dans la moyenne, ce calcul
peut se révéler valable. La femme au foyer actuelle
est une femme active, elle éveille ses enfants, elle
a des activités bénévoles....et loin s'en faut des
idées reçues, elle ne passe pas ses journées avec
un plumeau et un aspirateur! Je sais que je me répète,
mais combien savent encore que les mères restant à
éveiller épanouir leurs enfants éduquent, enseignent,
jouent...
La "chance" est qu'on octroie aux mères des jumeaux,
qui allaitent ou non, un congé maternité plus long
que les mamans d'une grossesse simple. Pour les secondes
naissances "simples" (ou suivantes) aussi.
C'est déjà cela d'acquis pour celles qui allaitent.
L'inconvénient est que souvent, la mère de jumeaux
est en congé maternité plus tôt que "la norme" et
donc son congé maternité post-partum s'en retrouve
diminué. J'ai eu la grande chance d'accoucher en septembre,
et d'entamer mon congé parental vers février; ce n'est
pas le cas de toutes les mères. Mon petit troisième,
Florian, est né aux 2 ans 1/4 d'Alexandre et Maximilien
(en cours de congé parental)
- L'A.D.J.+ est une association qui souhaite
protéger l'allaitement maternel pour les mamans
qui font ce choix, je n'ai pas la prétention
d'obtenir gain de cause du jour au lendemain, mais
un de mes objectifs, outre de protéger
l'allaitement des jumeaux au sein des maternités
(sans complément, sans mixte "obligatoire"), et
l'allaitement au singulier aussi! sera de faire
prolonger le congé post-partum, et non plus partir
du début du congé maternité, pour toutes les mères.
Et aussi d'accorder plus d'avantages dès le premier
enfant. A suivre...
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