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Témoignages:
- Pour conforter les mamans qui choisissent
d'allaiter leur enfant naturellement sans imposer de limite dans
la durée
pour écouter les besoins de leurs enfants,
pour leur faire bénéficier de toutes les vertus du lait
maternel à longue échéance,
-
Pour informer les mères de ce que l'allaitement
devrait durer aussi longtemps que l'on veut
Le regard de la société sur l'allaitement d'un bébé
est souvent attendri; le regard sur l'allaitement de bambin semble différent:
quoi, un grand qui tète au sein? c'est une question d'image sociale,
qu'on peut imposer de soi-même, et modifier dans son micro-cosme quotidien;
certaines mamans préfèreront allaiter leur bambin, mais pas
en public; (...) |
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Cathy, maman-contact-ADJ+ pour les césariennes, France
- et sa première fille, Julie, née en 1991 à Paris
la césarienne était prévue une semaine avant le terme, mais Julie est arrivée
en réalité 15 jours avant le terme (ce détail a une importance capitale
pour ce qui va suivre).
Césarienne sous péridurale. J'étais consciente, mais émotionnellement
très secouée (son papa m'avait quittée 4 mois plus tôt et essayait de me
convaincre à accoucher sous X la semaine précédant la naissance, mes amies
m'ont soutenues moralement, mais je n'avais pas d'aide du côté de ma famille...)
et plutôt paniquée.
J'ignorais tout de l'allaitement, mais j'étais déjà TRES déterminée. C'était la condition sine qua non pour y parvenir : le bébé dormait plus
de 8 heures d'affilée dans la journée (conséquence de la péridurale ?),
pleurait la nuit et n'avait pratiquement pas été nourri pendant les 5 premiers
jours.
Impossible de le nourrir, je n'avais pas encore de montée de lait. Les infirmières
ont essayé les biberons de complément, sans trop de succès. Une puéricultrice,
sans doute adepte de l'allaitement maternel, a tout fait pour m'aider :
soutien moral, conseils pour tenir le bébé, tétine à poser sur le bout de
sein qu'elle pensait trop petit pour être pris par le bébé, puis tire-lait
électrique (à ce stade, mon amour-propre a pris un sérieux coup ! Moi
si pudique, je me suis vue transformée en vache qu'on trait... et devant
témoins, ce qui était encore le plus dur à supporter !!!). Mais je voulais
tellement y parvenir que j'étais prête à tout ! Tous ces efforts ont été
vains. Finalement, la puéricultrice qui était très motivée a craqué et m'a
suggéré sérieusement de renoncer. Même mes amies ne comprenaient pas mon
"acharnement".
Mais moi, j'avais RENDEZ-VOUS avec mon bébé et je ne voulais pas le rater. Je VOULAIS, je DEVAIS y arriver, sans tenir compte des douleurs dues
à la césarienne.
Nous avons quitté la clinique 9 jours plus tard, le bébé n'ayant pas repris
son poids de naissance. Imaginez mes angoisses : je ne savais pas faire
un biberon, personne ne m'avait ni expliqué ni montré, j'étais seule
chez moi avec mon bébé tout neuf qui refusait de se nourrir.
J'ai contacté le centre de PMI de mon domicile et une personne est venue
me voir. Coïncidence ? Le bébé s'est mis à téter ce jour-là. Cela correspondait
exactement au terme. La personne de la PMI et moi-même en avons conclu
que le bébé avait dormi pendant ces 15 jours pour poursuivre son développement
qui aurait dû se faire intra-utérus, et s'était enfin "réveillé" au terme
prévu par la nature...
Mais je ne pouvais pas encore crier victoire : selon le pédiatre, le bébé
devait prendre 70 g en 10 mn. En réalité, il dormait encore beaucoup dans
la journée, se réveillait beaucoup plus souvent la nuit (toutes les 2 ou
3 heures). Je me levais la nuit pour le nourrir, mais devais le peser avant
et après chaque tétée, pour contrôler les prises de lait.Or, le bébé prenait
10 g... en 1 heure ! Selon les ordres du pédiatre, j'ai essayé les compléments
de lait, mais j'ai fini par abandonner parce que le bébé n'en voulait pas. Le poids de naissance n'a été rattrapé qu'au bout d'un mois.
J'ai nourri le bébé de mon lait exclusivement jusqu'à 3 mois (à cette époque,
on commençait la diversification dès le 3ème mois), puis j'ai remplacé progressivement
les tétées les moins importantes par des aliments plus consistants. J'ai
repris mon travail quand Julie a eu 6 mois et demi, mais j'ai conservé les
tétées du matin et du soir jusqu'à ce que Julie finisse par refuser mon
lait, elle avait alors 12 mois.Finalement, Julie avait conservé de sa prime
enfance un petit appétit, ce qui ne l'empêche pas d'être très grande et
mince, et surtout en bonne santé. Aujourd'hui, elle dévore (peut-être à
cause de la pratique plus intensive du sport...). ;
Je voudrais insister sur les points suivant
qui ont valeur très forte pour toutes:
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