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Important: |
Je voudrais insister sur les points suivant qui ont valeur très forte pour toutes:
Le bébé s'est mis à téter ce jour-là... bébé avait dormi pendant ces 15 jours pour poursuivre son développement qui aurait dû se faire intra-utérus, et s'était enfin "réveillé" au terme prévu par la nature...
Et oui! c'est très courant et pris tort pour un manque de lait; la mère doit être vigilante sur le contenu des couches, le comportement de l'enfant, son état de santé, peut-être donner le sein d'office sans attendre la demande des enfants.
Le poids de naissance n'a été rattrapé qu'au bout d'un mois.
La sortie de maternité est souvent liée à la volonté des praticiens que l'enfant doit avoir repris son pois de naissance très vite et de "prescrire" des biberons de lait industriel pour accélérer! or on sait que ce poids de naissance peut mettre 3 semaines à être atteint; l'allaitement naturel est celui qui correspond au métabolisme des bébés; qu'il devrait être conseillé de veiller à bien donner le lait [gras] de fin de tétée et non du sucre de lait artificiel.
Impossible de le nourrir, je n'avais pas encore de montée de lait.
On croit à tort que le colostrum ne nourrit pas les nourrissons, et on fait donner soit de l'eau sucrée soit "un fond" de complément artificiel: cette hérésie date d'une trentaine d'années et on continue dans l'erreur; le colostrum est largement nourrissant, il est très concentré et vu la taille des estomacs de noueaux-nés, il ne faut pas en attendre 1/2 litre; compléter retarde la "montée de lait"; empêcher les mises au sein retarde également la "montée de lait
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Allaiter un bambin, au-delà du nourrisson
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Cathy, maman-contact-ADJ+ pour les césariennes, France
la césarienne était prévue une semaine avant le terme, mais Julie est arrivée en réalité 15 jours avant le terme (ce détail a une importance capitale pour ce qui va suivre).
Césarienne sous péridurale. J'étais consciente, mais émotionnellement très secouée (son papa m'avait quittée 4 mois plus tôt et essayait de me convaincre à accoucher sous X la semaine précédant la naissance, mes amies m'ont soutenues moralement, mais je n'avais pas d'aide du côté de ma famille...) et plutôt paniquée.
J'ignorais tout de l'allaitement, mais j'étais déjà TRES déterminée. C'était la condition sine qua non pour y parvenir : le bébé dormait plus de 8 heures d'affilée dans la journée (conséquence de la péridurale ?), pleurait la nuit et n'avait pratiquement pas été nourri pendant les 5 premiers jours.
Impossible de le nourrir, je n'avais pas encore de montée de lait. Les infirmières ont essayé les biberons de complément, sans trop de succès. Une puéricultrice, sans doute adepte de l'allaitement maternel, a tout fait pour m'aider : soutien moral, conseils pour tenir le bébé, tétine à poser sur le bout de sein qu'elle pensait trop petit pour être pris par le bébé, puis tire-lait électrique (à ce stade, mon amour-propre a pris un sérieux coup ! Moi si pudique, je me suis vue transformée en vache qu'on trait... et devant témoins, ce qui était encore le plus dur à supporter !!!). Mais je voulais tellement y parvenir que j'étais prête à tout ! Tous ces efforts ont été vains. Finalement, la puéricultrice qui était très motivée a craqué et m'a suggéré sérieusement de renoncer. Même mes amies ne comprenaient pas mon "acharnement".
Mais moi, j'avais RENDEZ-VOUS avec mon bébé et je ne voulais pas le rater. Je VOULAIS, je DEVAIS y arriver, sans tenir compte des douleurs dues à la césarienne.
Nous avons quitté la clinique 9 jours plus tard, le bébé n'ayant pas repris son poids de naissance. Imaginez mes angoisses : je ne savais pas faire un biberon, personne ne m'avait ni expliqué ni montré, j'étais seule chez moi avec mon bébé tout neuf qui refusait de se nourrir.
J'ai contacté le centre de PMI de mon domicile et une personne est venue me voir. Coïncidence ? Le bébé s'est mis à téter ce jour-là. Cela correspondait exactement au terme. La personne de la PMI et moi-même en avons conclu que le bébé avait dormi pendant ces 15 jours pour poursuivre son développement qui aurait dû se faire intra-utérus, et s'était enfin "réveillé" au terme prévu par la nature...
Mais je ne pouvais pas encore crier victoire : selon le pédiatre, le bébé devait prendre 70 g en 10 mn. En réalité, il dormait encore beaucoup dans la journée, se réveillait beaucoup plus souvent la nuit (toutes les 2 ou 3 heures). Je me levais la nuit pour le nourrir, mais devais le peser avant et après chaque tétée, pour contrôler les prises de lait.Or, le bébé prenait 10 g... en 1 heure ! Selon les ordres du pédiatre, j'ai essayé les compléments de lait, mais j'ai fini par abandonner parce que le bébé n'en voulait pas. Le poids de naissance n'a été rattrapé qu'au bout d'un mois.
J'ai nourri le bébé de mon lait exclusivement jusqu'à 3 mois (à cette époque, on commençait la diversification dès le 3ème mois), puis j'ai remplacé progressivement les tétées les moins importantes par des aliments plus consistants. J'ai repris mon travail quand Julie a eu 6 mois et demi, mais j'ai conservé les tétées du matin et du soir jusqu'à ce que Julie finisse par refuser mon lait, elle avait alors 12 mois.Finalement, Julie avait conservé de sa prime enfance un petit appétit, ce qui ne l'empêche pas d'être très grande et mince, et surtout en bonne santé. Aujourd'hui, elle dévore (peut-être à cause de la pratique plus intensive du sport...). ;
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