Saurons-nous
à nouveau, un jour, allaiter? "Malheureusement, Manis,
sa mère biologique, l'a délaissé. Sans doute,
explique Françoise Delord, parce que c'était son premier
petit et qu'elle même avait été élevée
au biberon par des hommes".
Ca
y est! Pâques est passé ... et voilà que la télévision,
les magazines féminins nous lancent dans la périodique,
dans l'annuelle, dans la printanière, course
à la perte de poids
Danone,
Nestlé (ou les autres), de quoi les haïr... sur
leur incohérence et sur la vente de produits qu'ils savent non
digérables par les nourrissons... attention danger!
Diversification
- article FC le surcoût alimentaire-enfant allaité ou nourri
au lait industriel, la diversification est trop précoce, et onéreuse
Législation
mais vide juridique Quand un pays légifère pour
protéger les femmes souhaitant allaiter, industriels et clients
râlent contre le manque à gagner... et détournent
la loi pour retrouver des profits: Le décret 98688 (applicable
le 08.02.99) et les tours de lait,
Quelques
réactions en suite: quand un décret légifère
sur les "tours de lait" qui étaient pourtant interdits
depuis déjà dix ans mais toujours appliqués,
Un décret détourné publiquement de son rôle
premier et refusé par une partie du corps médical.
J'ai récemment été contactée sans le souhaiter,
par un fabricant de lait en poudre qui me demanda quel jour j'allais
sevrer mon enfant-Florian. Quand je répondis: mais pourquoi sevrer,
on me répondit que la moyenne en France était d'allaiter
un mois-pourquoi j'allaiterais plus longtemps? Je me suis penchée
sur la question.... Voici le 1er volet de
mes conclusions
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Le
mea-culpa....
Chaque femme choisit d'allaiter
ou non, c'est son choix; encore faut-il qu'elle ait été
informée de l'allaitement naturel vs artificiel, des avantages
du sein, et pas seulement des "dites contraintes";
Chaque femme choisit d'allaiter
un jour, une semaine, un mois, un an, deux ans, plus ou moins longtemps,
sevrage naturel ou brutal par médication; c'est son choix,
encore faut-il qu'elle ait été informée qu'on
peut allaiter aussi longtemps
qu'on peut le souhaiter,
qu'on n'a pas à arrêter au bout d'un mois ou de quatre
si tout se passe bien; qu'on peut allaiter en travaillant; qu'en
allaitant on n'a pas besoin de diversifier avant les 6 mois du bébé...
Les articles qui suivent peuvent
paraître tendancieux, ils sont la réaction parfois
à chaud, d'une maman, d'une association, qui reçoit
des S.O.S., qui entend des mamans frustrées,
- frustrées d'avoir
sevré pour la reprise du travail (et qui ignoraient qu'on
peut concilier les deux);
- frustrées d'avoir
sevré pour diversifier (car dès 4 mois tout au
plus on doit donner des solides, farines.... et du lait dit
deuxième âge);
- frustrées d'avoir
sevré parce qu'elles se devaient de payer des produits
alimentaires adaptés mais coûteux et surtout inutiles
dans le cadre de l'allaitement, pour être de bonnes mères;
parce que le nouveau message publicitaire est: vous aimez vos
enfants, offrez-leur le plus coûteux.
Les pouvoirs publics mettent
en place des réglementations pour protéger les femmes
qui souhaitent allaiter, mais les enjeux commerciaux sont tels que
ls réglements après avoir été baffoués
dans certains cas, sont désormais contournés par un
vide juridique.
Je fais ici un peu le mea-culpa des associations d'ailleurs, à
qui on reproche d'être plus ou moins actives: c'est nous qui
recevons les appels, les témoignages de mamans qui auraient
aimé allaiter plus longtemps mais qui n'ont pas pu, par manque
d'information (ou de soutien), parce qu'elles ont été
encouragées à sevrer, ou du moins, parce qu'elles n'ont pas été
informées qu'elles pouvaient continuer d'allaiter.
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