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sevrage refus du biberon

 
Un premier petit garcon qui a 3 mois et demi doit être sevré. Lors des premiers essais, l'enfant se met dans un état de pleurs et de crises de nerfs des que l'on lui met le biberon a la bouche. Parents démunis et surtout une maman qui commence à faire des cauchemars.
 

12.03.99

Bonjour à tous les trois,
 
Je suis très sensible à votre message que je viens de recevoir, et vais essayer de vous aider tous les deux à passer au mieux le cap du sevrage de votre petit garçon. C'est, déjà, superbe de la part de votre femme, de l'avoir allaité, toutes mes félicitations!

Vous ne précisez pas pourquoi vous souhaitez sevrer votre bébé (est-ce que votre femme rencontre des difficultés? est-ce pour une reprise de travail?) ni si vous souhaitez sevrer votre enfant pour la journée, dans le cas de la reprise de travail, ou bien si vous souhaitez sevrer totalement l'enfant.

Je vais donc évoquer différentes manières d'introduire le biberon en tant que dispositif, car c'est ce qui me semble être le plus difficile pour votre femme, et aussi pour vous (et il est vrai que c'est un cap assez "rude" dans certains cas);

je vais aussi évoquer les deux cas de sevrage (passage au lait industriel) en vous présentant des possibilités multiples;

Enfin, si ce sont des difficultés qui entraînent le souhait de sevrer, quelles sont ces difficultés? que l'on peut sûrement résoudre.

1/ Le problème du biberon
2/ Quand tout va mal
3/ Vers un sevrage total -->> "une autre solution sur mesure
4/ Vers un semi-sevrage: reprise du travail, et donner le sein matin, soir
5/ Quelques éléments d'informations.


1/ Le problème du biberon

Je comprends votre désarroi à tous les deux, le problème que vous rencontrez est assez fréquent, mais non systématique; J'espère que ce passage que vous rencontrez ne vous dégoûtera pas de l'allaitement d'un futur enfant (si vous souhaitez d'autres enfants).

Ce refus du biberon par Bébé est motivé par le fait que la maman donne le biberon, alors que son image est celle d'un être qui donne le sein.
Mon mari a une belle image de comparaison: imaginez qu'on vous propose tous les jours, une belle cuisse de canard; puis qu'un jour, on vous présente une banale cuisse de poulet. Que préféreriez-vous?


La maman incarne le sein, sa chaleur, sa douceur, et soudain, la maman propose un biberon; peut-être même, Madame, sentez-vous un peu le lait? cela peut être imperceptible pour les adultes, mais les enfants ont l'odorat très fin.

L'idéal, dans le cadre de la reprise du travail surtout, c'est que le biberon soit donné par la personne qui s'occupera de l'enfant;
sinon, dans un cadre plus général, que le biberon soit donné par un tiers: la future nounou, ou une amie qui peut vous rendre ce service, voire le papa.
Ainsi, Bébé fera la distinction entre maman-et-le-sein, et la tierce-personne-et-le-biberon. Et j'ajouterai que l'idéal, serait que la maman ne soit pas dans la pièce pendant que cette tierce personne donnera le biberon, afin de ne pas être vue de l'enfant (mais ne soyez pas trop loin).
 
Autres possibilités:

  • A la maman surtout: Ne prenez pas votre enfant dans vos bras pour donner le biberon, mais asseyez-le dans son relax ou son maxi-cosi. Et quand Bébé aura compris et accepté les biberons que vous lui donnez, alors vous pourrez lui donner ses biberons en le tenant dans vos bras. Mais dans l'immédiat, il faut éviter une position qui rappelle la position des tétées.
    Cela devrait éviter, ou sinon, limiter, les risques de pleurs que vous rencontrez.
  • Le papa peut aussi procéder de même, si Bébé refuse les biberons sans distinction de qui les lui donne.
  • N'insistez jamais, si cela se passe mal avec votre petit garçon: passez à autre chose, occupez-lui l'esprit (un petit jeu de hochet par exemple); puis re-proposez le biberon 10 minutes plus tard. Si cela ne suffit pas, alors passez à autre chose à nouveau, puis suivez le point suivant;
  • Evitez de faire suivre un refus de biberon par une tétée immédiatement après le refus du biberon, car vous "allez vous faire avoir" à  chaque fois suivante. "Je crie, je refuse le biberon, et dans trois minutes, maman me donne le sein, waow!"; Après un deuxième refus du biberon, écartez le biberon pour ce jour-là, occupez votre enfant, changez-lui l'esprit, puis au bout de quelques minutes, mettez-le au sein.
  • Pourquoi ne pas essayer de donner le lait à la tasse, ou plutôt, au verre à bec verseur? l'adaptation devrait se faire plus aisément, mais votre enfant risque de se voir sevré de la succion que lui procurerait la tétine d'un biberon. C'est une solution, que je vous présente, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure, car à quatre mois, on a encore envie de téter.
  • Le rapport paternel/maternel peut également jouer en votre faveur: le papa aidant au sevrage: en effet, vous, le papa, ne donnez pas le sein, ne sentez pas le lait; et si vous êtes disponible, vous pouvez peut-être avoir plus de succès dans vos tentatives d'introduire le biberon (commencez un vendredi ou un samedi, qui laisse augurer deux jours où le biberon quotidien sera donné ou pourra être essayé par le papa.)
  • Le cas échéant, pourquoi ne pas prendre quelques jours de congé, si cela vous est possible? ou du moins d'en programmer quelques uns pour la fin du sevrage: vous seriez présent, c'est important pour le moral de votre femme, votre présence et votre soutien sont nécessaires; vous apporterez quelque chose "de plus", dans le sens de quelque chose de "paternel" à votre petit garçon, ce qui "équilibrera" le "manque maternel". Vous allez vous occuper de Bébé, jouer avec, le changer, lui donner le bain, le promener; Bébé sera moins dans les bras de sa maman, puisque vous vous le partagerez, cela peut être d'une bonne aide, je pense.
  • Evitez tout déplacement professionnel si vous le pouvez, dans cette optique de présence et de soutien. Par contre, si vous pouvez disposer de quelques jours ensemble, vous pouvez très bien partir tous les trois.
  • Selon le motif qui génère ce sevrage, je pense que vous pouvez demander un petit arrêt de 10-15 jours à votre médecin afin de prolonger votre congé maternité; cela vous permettra de vous donner un peu de temps pour réfléchir, agir, et vous reprendre moralement; Voulez-vous sevrer votre enfant? ou est-ce votre pédiatre, ou les magazines, qui vous engagent sur cette voie?

Essayez déjà ces solutions, en lisant bien les schémas suivants (sevrage total ou semi);

Quand tout va mal:

Vos essais ont été infructueux, mais il y a des solutions, toujours, tout au moins il y en a toujours une. On tatonne parfois avant de la trouver.

 

Dans l'une de vos tentatives qui mentionnait un biberon accepté, suivi d'un peu de petit pot, et de biberon refusé, je dirais de ne pas trop vous inquiéter, ni de vous axer là-dessus; Bébé reçoit une nouvelle nourriture, et qui plus est: liquide et solide, il reçoit des quantités différentes de ce à quoi il était habitué (et puis des goûts, des saveurs différentes, le lait maternel prend le goût des aliments de la mère, a des saveurs);

N'exigez pas non plus de lui qu'il mange des quantités bien mesurées. N'entrez pas dans les volumes, les poids....du moins, ce n'est pas le moment. Au sein, on ne se pose pas de questions; quand on passe au lait industriel, il faut faire attention à l'alimentation, car au contraire du lait maternel, le lait industriel ne suffit pas à l'alimentation. Une fois que vous aurez passé l'étape du biberon et des premiers petits pots, vous pourrez être vigilants sur les quantités; pas maintenant.

 

 

Effectivement, des essais multiples et infructueux peuvent nuire au moral de tous;

La nervosité de votre Bébé est liée à l'introduction du biberon; mais je pense qu'il y a deux nervosités en lice: celle de Bébé, et la vôtre. Et votre nervosité agit sur Bébé.

Un bébé est très lié au milieu familial, aux tensions et aux joies; combien de fois je me suis dis en allant me coucher "pourvu qu'ils ne se réveillent pas" - eh bien cela n'a jamais fait un pli-il y en avait un qui se réveillait! L'atmosphère, donc, a son importance;

Le moment d'envisager le don du biberon est l'autre moment qui a son importance, le plus d'importance. Il faut soit être serein le plus possible, soit envisager l'intervention d'un tiers.

 

En sachant déjà pourquoi vous devez sevrer votre petit garçon, on pourrait peut-être mieux cerner le problème (sevrage à contre-coeur par exemple). Sinon, essayez avec la séparation de corps: maman (ou papa) assise sur un pouf, enfant dans un relax ou un maxi-cosi.

 

Quant au lait, je n'ai pas d'indications qualitatives à vous donner; les laits se ressemblent plus ou moins, certains ont un peu plus de glucides ou de lipides que d'autres...Vous devrez désormais prêter attention à ce que mange votre enfant, en matière de ratio de protéines, lipides, glucides, etc. Vous n'êtes pas obligés d'introduire la viande trop tôt; attendez encore; évitez le sucre ajouté, car il est inutile;

essayez de vous procurer une table des quantités journalières et des aliments autorisés par âge auprès de votre pédiatre; ce sont de bons éléments pour la diversification, mieux que les préparations industrielles; cela vous permettra rapidement, de manger tous les trois [presque] la même chose sauf que vous mixerez pour votre garçon. Vous verrez que sur le plan saveur, l'enfant s'y retrouve, et aussi sur le plan pécunier. Quant au temps, vous n'aurez que le temps de mixer en supplément (mais vous y aurez gagné en n'allant pas au rayon des petits pots du supermarché). Si vous êtes intéressé, je peux vous envoyer une chronique rédigée sur la diversification, pour un magazine électronique (hors Allaitement).

 

Ce ne sont pas quelques malheureuses tentatives qui vont traumatiser Bébé, rappelons-le, c'est si la situation perdure des mois que cela pourra agir.

Par contre, la maman peut peut-être prendre de l'hypericum perforatum en teinture mère, deux "pchitt" matin et soir dans un verre d'eau. C'est très naturel, c'est de la phytothérapie, et cela aide à remonter le moral. Il faut en prendre un flacon ou deux.

cela aidera peut-être aux cauchemars de votre femme, car je pense que "cauchemar" est à prendre dans les deux sens: moral et nocturne. Il y a aussi des traitements homéopathiques, je suis contre les psychotropes et autres substances en matière de mauvais endormissements ou mauvaises nuits.

Une autre solution consiste, mais il faut être disponible et d'accord: à proposer à votre femme qu'elle vous réveille même en pleine nuit si elle a le blues, où elle pourrait parler de tout et de rien, plutôt que ruminer le sevrage.

 

Je vous proposerais plutôt d'attendre un week-end de toutes façons, pour recommencer vos essais; et si possible, ne pas avoir essayé de donner un biberon les deux jours précédents.

Essayez, je dis bien : essayez, d'être le plus calmes possible, le plus détendus possible; ce n'est pas facile, mais plus que le biberon en tant que dispositif, ce sont vos bien-êtres qui importent, pour Bébé, et aussi pour vous.

Ne vous inquiétez pas: Bébé ne souffrira pas de séquelles de ces mauvais moments pour autant que ces moments ne perdurent pas pendant des mois; s'il s'agit de quelques essais pendant plusieurs jours, Bébé les oublie/oubliera vite.

 

Si cela ne fonctionne pas, ou mal, ou si vous avez d'autres interrogations, recontactez-moi; nous trouverons sans doute une autre solution.

 

Quelques informations complémentaires:

  • Le sevrage est un moment assez difficile, pour l'enfant et pour la mère-voire pour le père, qui accompagne ce sevrage. Il doit être décidé en tout état de cause, et mis en place dans la sérénité; ne vous lancez pas dans un sevrage les larmes aux yeux, c'est pourquoi je vous ai présenté plusieurs propositions et/ou informations;
  • Si vous avez commencé le sevrage, et que vous ne vous sentez pas d'attaque, (moral, déprime profonde par exemple) et pour autant que vous le puissiez, sachez que si vous avez déjà introduit un biberon de lait industriel (ou même plus d'un biberon), vous pouvez repartir en arrière; vous pouvez supprimer ces biberons de lait.
  • Dans le cas où vous avez décidé d'allaiter et de reprendre le travail, vous pouvez "prolonger" votre congé maternité en demandant un petit arrêt à votre médecin; vous pouvez prendre quelques jours de vos congés; et n'oubliez pas vos droits de disposer d'une heure quoditienne pour tirer votre lait.
  • il faut savoir qu'un enfant peut être allaité uniquement au lait maternel jusqu'à ses 6-9 mois (sans carence aucune!), puis recevoir du lait (maternel ou industriel) ET des aliments type: poisson, légumes verts, féculents....
    Ici, c'est le cas des mamans qui peuvent rester chez elles, ou des mamans qui reprennent leur travail et qui "tirent leur lait" de façon que la nourrice donne ce lait le lendemain à midi et à quatre heures; la mère travaille, et l'enfant reçoit son lait toute la journée. Puis, selon l'âge de l'enfant, il recevra un déjeuner diversifié (purée de légumes etc) et un goûter diversifié (compote de fruits), et plus tard, un dîner diversifié.
  • Quand on lit dans les magazines qu'à l'âge de quatre mois, "il faut" diversifier, c'est faux, car la diversification est obligatoire si l'enfant reçoit du lait industriel et uniquement dans ce cas-là. Il existe une forte pression médiatique et pédiatrique pour diversifier très tôt, et aussi pour cesser l'allaitement maternel assez rapidement; ce qui fait que nombre de mamans cessent l'allaitement parce qu'elles ne savaient pas qu'elles pouvaient continuer;

Quelle que soit votre décision, le sevrage est une question de choix de la maman, selon ses propres critères, et sa situation, le tout pour la mère, est d'être informée et soutenue, quelle que soit sa décision. Et cette décision doit être prise sereinement, et mise en place sereinement aussi, et non dans les larmes. Ne pas hésiter à demander de l'aide, à redemander de l'aide. Avoir le soutien moral du compagnon est également très important. Toujours, de toutes façons, et pas seulement en matière d'allaitement et de sevrage.

J'espère vous avoir aidés et rassérénés tous deux un peu dans votre désarroi tout à fait normal. J'espère aussi avoir répondu à vos questions, j'ai essayé de traiter l'introduction du biberon comme dispositif, et du sevrage au sens large, si vous avez d'autres interrogations, si vous voulez d'autres précisions, et selon comme cela se passe dans les prochains jours, recontactez-moi, sans hésitation.
Courage,
Amicalement,
Françoise Coudray

 

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