Espace allaitement > Santé et allaitement > Coliques, cas réel 01

Les coliques... cessons de voir le mauvais lait maternel comme cause première...

l'enfant naît, souffre d'angoisses, de coliques, de "coliques", il manque de repères.... pourquoi? cette page est destinée à vous donner des réponses et des repères

j'ai lu votre article (article sur les coliques) avec grand intérêt mais malheureusement je n'ai pas vraiment trouvé de solution pour mon bébé.C'est une prématurée d'environ 2 mois. Elle est restée à l'hôpital pendant 1 mois et elle était TRES calme. J'étais vraiment épatée qu'elle s'adapte aussi facilement à tous ces bruits de monitoring, pleurs des autres prémas., réveil toutes les 3 heures pour être gavée puis nourrie au bib., .... Nous venions tous les après-midi pour être avec elle, nous la portions sur nous (kangourou) pendant près de 4 heures, la nourrissions, la lavions, la changions, la câlinions....Elle ne pleurait jamais. La pédiatrie la nourrissait avec mon lait maternel et du Prénidal.

Vers la fin, ils augmentaient la quantité de lait maternisé et diminuait mon lait (prise de poids ?).

Et je crois que là, les coliques ont commencé. Nous ne comprenions pas très bien en fait. Après le bib, nous la portions comme d'habitude et elle gigotait, poussait les jambes vers le bas, se tortillait en deux. Les puéricultrices nous disaient qu'elle devait sentir notre proche départ. Elle a commencé à vomir, le gümilk a été introduit à raison de 2%.

Nous la ramenons chez nous. Elle se met à pleurer, nous essayons toujours de la calmer. Souvent dans nos bras, elle gigote, elle se tortille et pleure quand même. Nous arrivons des fois à la calmer, mais pas toujours. Ses selles qui étaient très fréquentes à la pédiatrie (chaque fois qu'on la changeait) sont devenues rares, une fois par jour voire une fois toutes les 30 heures. Nous avons pensé : il faut arrêter le gümilk, cela la constipe. De toute manière elle ne régurgitait plus. Aucune amélioration. Notre entourage nous conseille de changer son lait. Du Nidal 1er âge, nous sommes passés au lait Guigoz Transit au bifidus actif. Toujours aucune amélioration. 5 jours après, elle régurgite à nouveau.

Notre pédiatre nous conseille vivement de changer le lait et de prendre le Bioguigoz qu'il préfère au Transit. ( Ironie : le Bioguigoz n'existerait plus sous ce nom, mais sous celui de Transit ). Il nous informe que nous pouvons lui administrer un calmant, Débrida je crois, si cela ne s'améliorait pas. Nous continuons avec le Transit, toujours aucune amélioration. Elle régurgite de plus en plus. Nous lui réintroduisons le gümilk à 1%. Nous ne voulons pas de calmant pour elle.

Nous voyons même un gastro-entéro qui semblait perplexe face au problème d'un.....nourrisson. Il nous conseille de lui rajouter un pansement d'estomac le polysilane. Nous sommes dans une nouvelle phase de test.

Mon histoire vous semble sûrement longue, n'est-ce pas. Nous savons qu'elle souffre de coliques. Mais s'agit-il vraiment d'une douleur que son cerveau immature invente (dixit le pédiatre) ou bien d'un vrai problème mécanique oesophagien (dixit le gastro). Nous ne savons plus à quel sein se vouer.

Nous essayons pour l'instant de la calmer du mieux que nous pouvons, nous la câlinons, lui parlons, nous chantons, la tapotons sur les fesses. Les matins elle dort avec moi. Nous la tenons le plus longtemps possible en position verticale et lui avons acheté un rehausseur de lit. S'il s'agit de coliques, est-il vrai qu'il faut s'armer de patience pendant environ trois mois? Le bébé souffre-t-il ? Que faire maintenant avec son alimentation ? Si elle pleure, devons-nous lui donner le biberon si elle l'accepte même une heure après le précédent ? Voilà, j'espère que vous pourrez me donner votre version.

 Merci d'avance.

 Parents d'un premier bébé.

Message écrit par la maman

 

Sent: Tuesday, August 29, 2000 10:35 PM

Chère Amie,

J'ai deux questions à vous poser, sans malice (je pense à votre lapsus):

pourquoi la pédiatrie a-t-elle diminué les doses de lait maternel? et pourquoi l'allaitement a-t-il été stoppé?

vous avez marqué:

"Nous ne savons plus à quel sein se vouer. "

Ce lapsus me semble un peu montrer que vous avez peut-être une idée de ce qui se passe? l'arrêt de l'allaitement maternel est peut-être pour quelque chose dans la réaction de votre enfant.

La douleur du ventre est assez bizarre; vous avez lu mon article sur la colique du nourrisson, vous êtes donc déjà imprégnée de ce que je pourrais essayer de trouver comme cause.

Les coliques sont arrivées quand même avec le lait industriel.

  • Il est possible que la petite Pitchoun ait un appareil digestif immature, et qu'elle souffre du ventre; ou qu'elle exprime une douleur digestive due au lait industriel; on lui a changé bien souvent son lait, chaque fois il y a eu un problème, et chaque fois le lait a été changé;
  • ou qu'elle exprime une douleur sur sa séparation d'avec vous: elle vous fut ôtée à sa naissance, pour vivre en unité séparée, et si elle semble avoir bien vécu le monitoring, les alarmes, tout cela l'a peut-être beaucoup marquée; elle a sûrement besoin de beaucoup de présence; je sais fortement que vous êtes une maman attentive, attentionnée, qui a souffert sûrement dans son corps, dans sa tête, durant ces semaines d'exil, votre enfant aussi; continuez le kangourou, achetez un porte-bébé où l'enfant se tient allongé en hamac, ou assis en hamac, portez beaucoup votre enfant en journée déjà.
  • Le soir, elle va exprimer ses angoisses, ses douleurs, un moyen de s'exprimer après cette séparation; vous avez trouvé la bonne solution: la changer, lui parler, l'allonger sur vos genoux, et lui tapoter les fesses, la promener (allongée sur l'avant-bras du papa, et hop la balade dans la maison), jouer doucement pour rassurer et changer les idées.

J'ai envie de conclure à une cause mécanique et réaction avec effet retard de votre séparation:

"Vers la fin, ils augmentaient la quantité de lait maternisé et diminuait mon lait (prise de poids ?). Et je crois que là, les coliques ont commencé. "

Sur le plan alimentaire, j'aurais une question à poser: souhaiteriez-vous reprendre l'allaitement?

sachez que vous pouvez réinduire une sécrétion lactée à nouveau; cela s'appelle la relactation; ce n'est pas évident,il faut vouloir reprendre l'allaitement, il faut que l'enfant souhaite à nouveau téter le sein (attention: le lait coulait tout seul du biberon), et il faut: information et soutien. Réfléchissez-y, parlez-en avec votre compagnon.

Sur le plan affectif, continuez les câlins,

si votre compagnon n'est pas contre, gardez la petite avec vous, faites la dormir dans votre chambre (il y a aussi le fait que pendant plus d'un mois elle a dormi dans le bruit, dans la compagnie de bébés, d'infirmières...),essayez de rester zen le plus possible; et là encore, avez-vous eu l'idée de proposer le sein pour la calmer?

J'aimerais que vous regardiez du côté de ce que j'ai pu vous dire plus haut, et que vous me recontactiez, au moins pour me dire ce que vous en pensez; il est vrai que votre cas n'est pas évident, j'espère de tout coeur que ces crises de coliques, de douleurs, cesseront vite, rien n'est plus dur pour des jeunes parents que de voir leur enfant souffrir et avoir l'impression d'être impuissants, alors que la merveille est enfin rentrée à la maison,qui plus est.

Il est certain que ce qui précède est un point de vue, non médicalisé; mais peut-être justement souhaitiez-vous un avis non médicalisé? un avis maternel?

Donnez des nouvelles,

bien amicalement,

Françoise Coudray
Présidente de ADJ+ (Allaitement Des Jumeaux et Plus)

Deuxième échange

Merci beaucoup pour votre réponse et surtout votre soutien,

il est effectivement dur pour nous jeunes parents de ne pouvoir soulager radicalement les douleurs de notre bébé. J'ai lu beaucoup sur les coliques, et il est triste d'admettre qu'il n'existe aucune solution médicalisée ou non. Je réponds maintenant à vos deux questions :
1) Décision de la pédiatrie face au lait maternel

Si je me rappelle bien, c'était du surtout à sa prise de poids. Elle est née avec 1,710 KG. Ce n'était pas une grand préma, mais l'important pour la pédiatrie, c'était bien le poids. Le Prénidal est un apport riche. L'allaitement ne doit pas permettre une prise de poids aussi importante ou aussi vite que ce lait maternisé. De plus, je crois que l'allaitement pour les puéricultrices n'était pas évident, car le fait d'allaiter désorganisait un peu leur programme. Les bébés sont nourris à heure fixe et dorment toujours le même nombre d'heures. Je vois encore une maman qui tenait absolument à nourrir entièrement le bébé au sein, mais cela durait près d'une heure, et chaque fois les puéricultrices lui signalaient gentiment que le bébé allait être décalé par rapport aux autres et que ce n'était pas bon. Je conclus que ce les puéricultrices font du bon boulot, mais......industriellement. Elles conseillent beaucoup, mais j'avais l'impression qu'elles récitaient un peu leurs cours. Quelques unes se démarquaient et m'apportaient avec surprise des conseils du style : - mettre des coussins sous le bras soutenant bébé au sein, - disposer une serviette en accordéon au-dessus de la tête de bébé lorsqu'on le déshabille pour prendre son bain, à son retour sur le lange il n'y a plus qu'à tirer la serviette au-dessus de lui en moins d'une. D'autres me voyaient faire, mais ne m'ont en jamais parlé. De toute manière, toutes les mamans qui étaient avec moi en venait à la même conclusion : nous recevions des conseils et des contre-conseils si je peux les appeler comme cela. Donc, ose-je dire qu'il faut du rendement avant tout à la pédiatrie, ou bien je tire mes conclusions trop hâtivement ?

2) L'allaitement.

J'ai dû arrêter, car je n'avais presque plus de lait. Quand ma fille était à l'hôpital, j'y ai séjourné également une semaine. Pendant cette période, personne ne m'avait dit que j'aurais très bien pu l'allaiter tout de suite sur place. .J'avais beaucoup de lait au début. Au lieu de cela, on m'a dit que je devais attendre les résultats du lactarium (environ 10 jours). Alors qu'en fait, (je l'ai su trop tard), on ne m'a pas fait comprendre, que c'était mon lait tiré ailleurs qu'en pédiatrie qui était analysé. On m'a conseillé de tirer sans cesse mon lait. Celui-ci était ensuite donné par biais du gavage puis du biberon au bébé. Plus le temps passait, plus mon lait diminuait. Le tire-lait n'envoie pas les mêmes signaux (phéromones ?) au cerveau comme un bébé peut le faire. Finalement, une puéricultrice m'a demandé (au bout de 15 jours seulement, car cette puéricultrice miraculeuse travaillait d'équipe et je ne l'ai pas vu au bon moment) si je voulais essayer d'allaiter le bébé. Il aurait assez de force. Bien-sûr que je le voulais. On a mis bébé au sein et il l'a tout de suite pris, mais pas grand chose. J'essayais deux fois par jour seulement, car je ne la voyais que l'après midi (environ 4 heures). On m'a bien dit de ne pas arrêter le tire-lait, de bien boir la tisane galactogène et surtout de se reposer. J'ai suivi les instructions, mais pour la dernière, oh mea maxima culpa !, je n'ai pas fait ce qu'il fallait. J'ai travaillé à la maison. Je ne tiens malheureusement pas en place. Revenues toutes les deux à la maison, j'ai à nouveau essayé, mais sans grand résultat. Cela ne revenait pas. Le courage m'a manqué. Mes seins ne nourrissent plus ma fille, mais la calment "seulement" quand elle a ses crises de coliques. Reprendre ? Non je ne crois pas. Tout ce que j'ai fait m'a découragé et surtout mes seins sont très sensibles lors de l'allaitement. Rien ne se produit avant 5 minutes, ensuite j'ai des picotements désagréables et je les gratte pendant que bébé est dessus. Je crois que c'était le vrai argument pour arrêter l'alimentation au sein. Mais je n'hésite pas à lui donner pour la calmer et ça marche !Elle tire quand même 15 gr, mais les rejette quand elle vomit, alors..... biberon. J'ai tenté une fois de reprendre l'allaitement-nourriture, mais décidément ces picotements me sont vraiment insupportables. Et je sais que si je m'oblige à le faire, c'est-à-dire sans conviction profonde, ma fille le ressentira aussi. Donc je fais de l'allaitement anti-stress.

Nous continuons toujours avec le même lait, car craignons qu'un autre changement la perturbe pour de bon. Nous avons bien envie de lui augmenter la dose d'épaississant car elle vomit encore. Elle était à 2% normalement, nous pourrions peut-être lui redonner la même dose. Mais 1 personne sur 3 nous dit que le gümilk constipe, les 2 autres affirment le contraire. Nous pensions trouver un juste milieu avec 1%, diminuant légèrement ses vomissements (mais pas complètement) et diminuant ses crises de coliques (mais y a t-il vraiment un rapport?).
Tout ce que vous avez conseillé a été pratiqué. Le papa s'y met depuis le début. Il est génial à ce niveau. Mais quand elle a ses crises de coliques, il n'y aurait que le sein qui la calmerait vraiment. Mais ne fais-je pas d'erreur en l'habituant ainsi à toujours être portée ? Ce que je veux dire, c'est qu'elle s'habitue à un excès de chaleur ( celui de mon corps) qu'elle n'obtiendra jamais dans son lit la nuit. J'ai même l'impression que c'est justement le froid dans son lit qui la réveille, après être restée 1h sur moi. J'ai l'intention d'acheter une bouillotte, cela marchera sûrement. J'ai aussi décidé de la porter avec le porte kangourou, mais je me repose encore cette question sur la chaleur. Le matin elle dort avec moi quand papa est au travail. Je l'ai surprise encore aujourd'hui à se tortiller pendant deux heures (et sans pleurer). Alors je la serre contre moi, elle gigote encore un peu puis finit pas s'endormir d'épuisement. Elle est tellement belle quand elle est endormie et paraît si soucieuse quand elle est réveillée. J'ai décidé de rester zen, ce n'est pas contre le bébé que je m'énerve mais souvent contre le papa. C'est une autre histoire. Nous sommes très fatigués tous les deux, et nous reprochons sûrement injustement de ne pas pouvoir trouver de solution au problème d'Aurélie.

Tout conseil non médicalisé et maternel est le bienvenu. J'espère ne pas avoir pris trop de votre temps et vous remercie encore pour votre soutien.

Meilleures salutations.
A bientôt j'espère.
Aurore.


Chers Aurore et Vincent

Tout d'abord ne craignez pas de faire des câlins, de garder votre bébé contre vous, de dormir avec.... l'enfant nait programmé pour rester contre sa maman durant sa toute première année;

c'est l'apparition du lait industriel, d'une volonté commerciale, et un mouvement certes utile mais trop violent qui a poussé les françaises à laisser pleurer les enfants dans leurs lits et non plus s'en occuper qui font que l'on vous pousse à oeuvrer contre nature, contre votre nature,


à vous demander si vous êtes normale de vouloir câliner votre enfant.....


on vous a fait arrêter l'allaitement alors que votre lait, de l'information, du soutien, étaient suffisants pour votre bébé,
(oui la médecine française oeuvre pour l'industrie, et s'arroge le droit de priver mère et enfant de leurs droits les plus élémentaires!
Je vois encore une maman qui tenait absolument à nourrir entièrement le bébé au sein, mais cela durait près d'une heure, et chaque fois les puéricultrices lui signalaient gentiment que "le bébé allait être décalé par rapport aux autres et que ce n'était pas bon". Je conclus que ce les puéricultrices font du bon boulot, mais......industriellement.
Mais c'est honteux!


je vous dirai franchement, j'aide des mamans tous les jours, si vous n'êtes pas informée sur comment procéder, que dire, vous vous faites happer par la machine! A l'étranger, on trouve bien plus d'équipes ouvertes à l'allaitement maternel et plus humaines; en France, il y en a peu!
on dit aux mères: "laissez pleurer vos enfants, quand même!" alors qu'on sait que l'enfant, ne voyant pas sa mère revenir, s'angoisse et se croit abandonné; ceci occasionne plus tard un manque psycho-affectif énorme, et un manque de confiance en soi!
Ecoutez votre coeur, fermez les oreilles à ceux qui remettent en question vos choix; c'est votre vie,c'est votre maternage.

Le sein est sans nul doute un excellent moyen de calmer votre bébé, vous avez d'instinct trouvé une très bonne solution, qui montre que le sein n'est pas que alilmentaire; chère Aurore, il est trop tard pour quer j'essaie de savoir ce qui n'allait pas, la baisse de lait était évitable; les picotements dans vos seins, c'est bien tard pour essayer de savoir et est-ce utile en ce moment? je pourrai vous aider si vous le souhaitez à votre prochaine grossesse; là consacrons-nous aux coliques d'un bébé qui n'a pas une arrivée facile;je suis très heureuse de l'implication du papa!! c'est si important....
sein, câlin, portage, me semblent les douceurs les plus adéquates pour votre enfant, qu'elle soit proche de vous me semble nécessaire pour la rassurer; oubliez les a priori, pensez aux bébés africains qui sont portés en permanence, on a fait pareil! et un jour qqun a décrété qu'on perdait notre liberté à allaiter et à materner; la grande liberté dans toute sa violence, car débridée soudainement; le problème est que maintenant qu'on a le choix, sein/lait artif, maison ou travail etc, la vie sociale nous supprime notre choix de maternage-on n'a plus le choix. alors faitesle vôtre en toute sérénité, c'est vous la maman, en matière de maternage, c'est vous qui commandez;

Quant aux laits et médicaments... tolère-t-elle le lait de vache??? les vomissements ont peut-être un lien alimentaire. un test s'impose peut-être?

pour en revenir au maternage, l'enfant aime être porté car:
il est en apesanteur, il peut se recroqueviller et retrouver sa position foetale
il entend vos battements de coeur
il sent votre odeur
il est au chaud;

Il y a des portes-bébés évolutifs, où l'enfant peut s'endormir sans complexe, et profiter de votre activité (sauf cuisine et repassage); plus tard, l'éveil augmentant, l'enfant commence à vouloir descendre jouer, puis revenir au chaud, puis redescendre à côté de la maman assise par terre;

Courage, écoutez votre coeur, pas les voisins qui en savent toujours plus sur votre cas que vous même! et donnez des nouvelles, je vous remercie de votre photo, c'est un beau câlin!

bien amicalement,


Françoise Coudray
Présidente de ADJ+ (Allaitement Des Jumeaux et Plus)

 

A NOTER:

Démarrer une production de lait uniquement au tire-lait amène souvent à un manque de lait plus ou moins rapide, mais notamment avant la fin du premier mois.

Ceci est évitable si l'on a eu les bons conseils de démarrage en matière de pompage, et si on a pu avoir des tétées au sein, même sur un sein vidé... Il faut des conseils adéquats d'une personne ressource vraiment bien formée; notamment, il faudrait se mettre dès le départ, ou du moins au plus vite, en SURPRODUCTION, il faudrait produire 150% des besoins d'un nourrisson né à terme, et non se baser sur les besoins d'un prématuré.... ce qui peut représenter 8 séances tire-lait par jour (on se calque finalement, sur le rythme qu'aurait l'enfant s'il tétait normalement au sein).

Certains nourrissons ne prennent pas assez de poids avec le lait de leur mère; mais si on fractionne le lait maternel pendant qu'on tire son lait, alors on pourra proposer du lait "de fin de tétée" qui est plus riche en calories et en graisses; et cela aidera l'enfant à prendre du poids;

"8.      Fractionnement du lait voire lacto-ingéniérie

a.      Le lait change de composition au fil de la tétée et de l’extraction du lait.

b.      Plus le sein est vidé, plus le lait restant disponible dans le sein pour extraction est riche en graisse.

c.      3 minutes à compter du début d’éjection du lait est considéré actuellement comme la borne temporelle dans la séance tire-lait.

d.      Les 3 premières minutes d’éjection du lait donnent le lait appelé « lait de début de tétée ».

e.      Le lait qui est recueilli après ces 3 minutes post-éjection, jusqu’à la fin de la séance, est appelé « lait de fin de tétée ».

f.       Le principe de donner du lait de fin de tétée à l’enfant prématuré est donc de recueillir le lait des trois premières minutes de la séance dans un récipient, de suspendre quelques secondes la séance, juste le temps de mettre des récipients vides et propres, pour y recueillir tout le lait après ces trois premières minutes d’extraction.

g.      Cette méthode est reconnue, utilisée, et évaluée
* Valentine CJ, Hurst NM, Schanler RJ. Hindmilk improves weight
gain in low-birth-weight-infants fed human milk. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 1994;18:474-477."

 

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