Il faudrait quand même expliciter ce pourquoi
faut-il éviter tout dispositif biberon ;
En fait, tout est physiologique, et il reste important
de le souligner ; il ne s'agit pas de préférences
personnelles, d'intolérances associatives,
même s'il y a de tout en matière de soutien
aux mères… la confusion sein/tétine
et la paresse sein/biberon SONT physiologiques ;
Il y a quelques études « montrant »
qu'on peut donner des biberons, cela n'entraîne
pas de conséquences fâcheuses sur l'allaitement
; déjà, il faudrait recadrer ce que
l'étude tendait à prouver, les motivations
de l'équipes, « l'employeur avec des
guillemets»….
Des études montrent quand même, qu'on
retrouvera un allaitement exclusif ou quasi-exclusif,
et un allaitement durable, chez les enfants qui reçoivent
le lait à la tasse (on parle souvent de tasse,
peu des dispositifs d'aide à l'allaitement
Medela, mais il est vrai qu'une tasse est peu chère,
et facile à improviser si on ne dispose pas
de gobelets spécifiques)
(gobelet Medela, mais comme le disait le Dr Marchalot,
consultant en lactation et ami des bébés,
dont il manque juste le label, une simple tasse de
dînette fait l'affaire) ;
Les enfants qui auront reçu des biberons seront
moins allaités en quantité, et aussi
en durée ;
Pourquoi ? pour quelle raison ?? la physiologie
;
La tétine en silicone ou caoutchouc, est plus
dure que le mamelon maternel ;
il risque très fort donc, lorsqu'il se retrouve
soudainement au sein, que l'enfant prenne le sein
pour quelque chose de trop mou, pour ressembler à
la tétine du biberon nourricier ;
L'enfant qui a connu dès ses débuts,
une tétine de biberon pour le nourrir, va arriver
au sein et y vivre une simple succion non nutritionnelle,
une mise au sein où l'enfant tète pour
le relationnel , pour le plaisir, pour l'odeur de
maman, pour le bercement contre son cœur, mais
une mise au sein non nutritionnelle.
Attention, la tétée nutritionnelle n'est
PAS une perte de temps ; ce n'est pas « un temps
en trop qui empêche la maman de faire un câlin
après », puisque la mise au sein, fut-elle
non nutritionnelle, est un immense câlin ;
De par notre soutien aux mères, nombre de
femmes sont découragées, car les tétées
se font sans lait alors qu'elles pourraient être
en phase de mise au sein nutritionnelle ; elles donnent
un sein vide, puis « complètent»
avec un biberon, et donc n'ont pas le temps de faire
un câlin après ; STOP !!!!!!!!!!!!!!
IL FAUT QUE L'EQUIPE soit là pour dire à
la maman : mais la mise au sein, fut-elle sans lait,
C'EST un câlin) ; la confiance maternelle
développe les compétences du nouveau-né
Le sein lui-même lorsqu'il est pris en bouche,
est pris en bouche totalement différemment
de la tétine du biberon ;
Même lorsque le fabricant dit que son biberon
est physiologiquement le plus proche du sein, c'est
FAUX !!!!!!!!!!!!
Certes certains fabricants inventent des biberons
dont la tétine fait ouvrir largement la bouche
de l'enfant ; c'est déjà un atout ;
mais ce biberon RESTE un biberon, avec sa conception
première : une tétine qui fait que,
si l'enfant la prend comme un sein, l'enfant va ..
se pincer la langue;
AU SEIN :
La langue de l'enfant dépasse la gencive inférieure,
sort largement, se place en corbeille, et va happer
et allonger loin dans le palais mou, le mamelon ;
le mamelon est donc happé-étiré,
jusque très loin dans la bouche de l'enfant
puisque la langue va au-delà de la gencive
inférieure ; il se trouve pris dans la «
canule » que forme la langue placée en
corbeille;
(Remarquez que nous ne parlons même pas ici,
de l'ondulation de la langue, ni de l'ouverture de
la bouche, ni du plaquage des lèvres sur l'aréole…..)
Si l'enfant prend la tétine de cette manière,
il va très vite… se pincer la langue
; comme il est loin d'être idiot, et qu'il a
déjà la compétence, même
né prématurément, de ne pas se
faire mal, il va rentrer sa langue, et ainsi aborder
une déglutition d'adulte, celle qui ne ne devrait
pas être introduite avant les 6 mois de l'enfant;
Que se passe-t-il ensuite, si l'enfant retourne
au sein ??
- 1. il prend le sein comme .. une tétine
; il rabote le sein maternel, cela fait très
mal, occasionnant une crevasse ou lésion….
Cela n'encourage pas à continuer, ni à
persévérer, et il n'y a que la rééducation
de la succion qui va fonctionner (enseigner à
l'enfant à prendre correctement le sein,
éventuellement en faisant téter un
doigt bien propre, onglets coupés très
courts…. proposé pulpe vers le haut,
ongle vers le bas)
- 2. il prend le sein, mais pas très bien
; en plaçant presque bien mais en fait en
plaçant mal sa langue, en abordant de mauvais
mouvements des mâchoires et autres éléments
qui interviennent dans la tétée normale
du sein, l'enfant va mal stimuler le sein maternel
; le sein lui, va fabriquer 100% de la demande,
mais la demande est déjà tronquée
d'une partie de son information, puisque la stimulation
fut mauvaise ;
- 3. toujours dans le cas où l'enfant reprend
le sein mais pas très bien, après
la stimulation, il y a la « vidange »
du sein ; un enfant qui plaque mal ses lèvres,
qui travaille mal des machoires, qui place mal sa
langue, cet enfant-là va mal vidanger le
sein, il va mal drainer les sinus lactifères;
Mal vidanger le sein, c'est :
un sein qui n'est pas totalement vidangé (c'est
logique) donc c'est un sein qui se dit : tiens on
n'a pas vidé tout ce que j'ai fabriqué,
donc la prochaine fois, j'en fabriquerais MOINS ;
un sein qui n'est pas totalement vidangé: du
lait qui reste avec un taux de prolactine tel, que
le sein se dit : n'en faisons pas plus, eu égard
au lait restant, et au taux d eprolactine restant
;
un sein qui n'est pas totalement vidangé, c'est
un sein qui risque ce qu'on appelle couramment l'engorgement
et qui n'est rien d'autre.. qu'un œdème,
donc un sein qui devient difficile à téter,
en + de ce qui précède;
Rien que ces trois états-là devraient
faire réfléchir au rôle actif
du biberon dans le non-allaitement, ou dans les difficultés
à allaiter, et à continuer d'allaiter
;
Le biberon lui-même ne coule pas de la même
manière – facilité, rapidité,
d'un seul coup ;
Peut-être est-ce justement pour cela qu'on
choisit le biberon, lait en coule très vite
;
Attention, au biberon, l'enfant ne gère absolument
pas les quantités de lait, et prendra sûrement
plus qu'au sein ou à tout autre dispositif,
peut-être prenant trop justement ; mais là
n'est pas le sujet ;
Le lait du biberon coule très facilement,
il suffit de pincer légèrement, et d'avoir
rentré sa langue avant de pincer, pour ne pas
se faire mal (ce que l'enfant fait très bien)
;
Au sein, il faut travailler de la mâchoire…..
notons en aparté, que ce travail efficient
des mâchoires, dans l'allaitement au sein, va
participer à la bonne occlusion des dents,
à la remise en forme très rapide des
ovales/ronds de visages des enfants qui ont pu être
légèrement déformés avec
la naissance…. A la réduction de risques
d'otites….
Donc il arrive un moment où l'enfant n'a pas
trop envie de faire des efforts ;
"tu es gentille maman, tu sens bon mais je préfère
le truc qui coule tout seul" ;
(moment qu'on retrouve même chez des enfants
nés à terme, non hospitalisés,
qui vont à un moment donné, prendre
des biberons de façon ponctuelle ou régulière)
;
Le sein, physiologiquement, ne fabrique pas tout
le repas
d'un seul coup ; c'est normal, c'est physiologique,
le sein est programmé génétiquement
pour répondre aux besoins de son enfant, mais
le sein ne peut savoir ce dont l'enfant a besoin aujourd'hui
tel jour à telle heure ; il a une bonne idée
de ce qu'il faudra produire, mais il lui manque les
détails ; donc le sein prépare un premier
gros, très gros, flux de lait, AVANT la tétée,
mais c'est au cours de la tétée, que
l'enfant va affiner sa commande ;
Donc la tétée, c'est : un premier flux
qui est éjecté souvent dès la
prise en bouche du sein… puis l'enfant tète
le sein, mais a cessé de déglutir ;
cette période sert a priori de câlin
et de passage de commande du réflexe d'éjection
de lait suivant ;
Donc prise en bouche du sein, vidange du premier flux,
tétée relationnelle sans lait, puis
éjection d'un nouveau flux de lait, tétée
efficace vidange du second flux, puis tétée
relationnelle sans lait….
Tétée toujours, mais du lait, puis
plus de lait, à nouveau du lait.. parfois des
femmes ont deux flux, certaines en ont trois…
on dira qu'il n'existe pas de règle ;
MAIS ALORS on comprendra bien pourquoi le
biberon et le sein, ça ne peut pas durer bien
longtemps ; l'enfant qui a goûté
au biberon, un jour arrive au sein, vidange le premier
flux ; se trouve en phase tétée sans
lait, et là il va dire : écoute, tu
es bien chaud, tu sens bien bon le lait, tu es formidable,
mais moi je préfère le truc où
on n'attend pas ;
Et on comprend aussi pourquoi parfois, l'enfant arrive
devant le sein, comprend qu'il est mis devant cette
magnifique machine à fabriquer du bon lait,
et il dit : ah non, moi j'en ai marre d'attendre à
chaque fois pour avoir du lait, zut, moi je veux directement
le truc qui coule tout de suite et tout d'un seul
coup ;
Et là, c'est parfois un peu difficile à
récupérer/rééduquer!!!
Du moins, cela nécessite un accompagnement
et une maman qui ne renonce pas dès la première
difficulté, une maman motivée; car c'est
affaire de quelques jours;
Commerce, marketing de vendeurs de biberons
J'aimerais ajouter: les marchands de biberon viennent
d'inventer (2005) un biberon dont la tétine
se rapprocherait toujours plus du mamelon (!!!) avec
plusieurs trous au bout de la tétine,
comme pour les pores du mamelon maternel; déjà,
on enfonce le clou dans la tromperie de l'enfant,
mais aussi de la mère qui va croire qu'elle
peut partiellement allaiter son enfant grâce
à ce biberon; et bien avec ce biberon à
tétine multi-trou, tout comme avec cet autre
biberon qui oblige à ouvrir grand la bouche,
vous n'échapperez pas NI A LA CONFUSION
SEIN/TETINE, NI A LA PARESSE SEIN/BIBERON. Physiologiquement
parlant, le biberon n'est pas compatible avec les
mises au sein;
Vu qu'il existe des dispositifs alternatifs , pourquoi
s'en priver ????
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