Anciens éditos:
12:donner
le sein est un geste préservateur de l'eau
11.Danone, Nestlé (ou les autres),
de quois'interroger... sur leur incohérence
10. Ca y est! Pâques est passé ..course
à la perte de poids
09.Série urgence et l'allaitement des
jumeaux de Hattaway "faites-moi confiance"
08- Saurons-nous à nouveau, un jour, allaiter? -
07.sevrage induit par la publicité
06. Les maternités ont-elles encore
un peu d'humanité-
05.Législation mais vide juridique Le décret 98688 (applicable le 08.02.99) et les tours de lait,
ET Quelques réactions en suite:
03.Diversification - article FC le surcoût alimentaire
02. Allaiter moins d'un 1 mois-pourquoi arrêter d'allaiter aux un mois de
Bébé? .. Voici le 1er volet
de mes conclusions |
Accoucher en France,
ne peut se faire que sous haute technicité, le droit au risque zéro
s'accompagne dans notre pays d'une élimination de la relation psychoaffective
et de la connaissance mère-enfant;
pourtant en Norvège, en Angleterre, on concilie les deux!
En France, quand la
mère est auréolée d'hormones de l'amour, du psycho-affectif,
on lui "pique son gosse", et au moment où l'enfant aurait
besoin d'être rassuré, câliné par sa mère,
on le passe de mains en mains, on le colonise de germes non familiaux....
Jeudi 04 novembre 1999-La marche
du siècle permet un débat, entre autres sur la nouvelle
organisation des maternités; nombre d'établissements ont dû
fermer, n'étant plus aux normes de sécurité. Pourquoi
n'a-t-on pas voté le budget pour les mettre aux normes, et ainsi désengorger
les centres nouvellement réorganisés, qui deviennent des monstres
d'accouchements, où l'on a oublié que l'accouchement était
au départ un acte naturel, où on ne sait plus accoucher autrement
que par voie/voix médicale?
Maternités, convivialité.
Mais un terme a été occulté
dans l'organisation régionale des maternités: l'humanisation. Peut-on se dire convivial quand, dans le cadre de fermetures de maternités,
entraînant un nombre énorme de gestes dans les moyens et grands
centres, l'accouchement consiste désormais dans de nombreux cas, dans
le cadre d'un accouchement "normal" à terme et sans risque
ni pour la mère ni pour l'enfant:
- à un monitorage dès l'entrée
en salle de naissance (empêchant la mère de déambuler,
d'adopter des positions confortables),
- à l'emploi dès le départ
d'ocytociques, (se révélant inutiles dans la plupart des cas),
- et à la rupture d'office des membranes;
Non content de faire accoucher rapidement et
sans plus aucune participation maternelle, on sépare l'enfant à peine né de sa mère; l'enfant subit un sondage gastrique
invasif, parfois douloureux (alors que ce contenu gastrique se révèle
être une réserve contre l'hypoglycémie), il reçoit
un collyre au moment où il "s'éveille" pour mieux
connaître sa mère (pour autant qu'il n'en soit pas trop éloigné).
Il subit un examen médical. Tous ces gestes se font dans la rapidité,
et même pas sur le corps de la mère.
Tous ces gestes sur la mère et sur l'enfant modifient le rythme de l'enfant, sur plusieurs jours parfois, aussi
bien la rupture de membranes, les ocytocyques, que les gestes précoces
sur l'enfant. On remarque également que ce rythme perturbé,
entraîne des conséquences sur la mise en place de la lactation,
pour la maman qui veut allaiter. L'enfant ayant son rythme perturbé,
ne va pas au sein quand il en aurait besoin, ne tétant ni ne stimulant
pas alors qu'il le voudrait.
Il ne s'agit pas de vivre l'accouchement
volontairement dans la douleur, ni de refuser toute médication, mais
de vivre un geste naturel en y participant activement, en faisant en sorte
que les gestes "devenus nécessaires par obligation", se fassent
de manière moins invasive, plus discrète, soient réservés
aux accouchements "à risque". Le respect de la mère
et de son enfant devraient faire partie de la "convivialité"
des maternités réorganisées, ou de la mise en place,
toujours dans le cadre de l'accouchement "sans risque", de maisons
de naissances style Québécois, ou d'un retour aux accouchements
à domicile avec une sage-femme.
Françoise Coudray
Présidente de ADJ+ (Allaitement Des Jumeaux et Plus)
Pour en savoir plus...
Séparation charnelle
Séparation charnelle
Elle commence dès
lors qu'on vous retire le bébé de votre corps pour
lui faire subir son apgar. L'enfant nait, se trouve posé
contre votre odeur, votre chaleur, et à peine commence-t-il
à goûter votre corps de l'extérieur, à
peine goûtez-vous sa saveur babiale, qu'on vous l'ôte.
Bébé
sein ou bébé biberon, cette séparation
va totalement à l'encontre d'un relationnel charnel favorisant
dès le départ les relations, l'instinct maternel,
et le réflexe de fouissement du bébé.
Ne parlons pas de l'accouchement
des jumeaux ou plus, quand la première équipe
pédiatrique vous reprend le premier né parce que
la deuxième équipe "va chercher" le deuxième
(ou second) ou parce que le deuxième (ou le second) arrive
de lui-même.
A noter, la reprise
des contractions suit d'une vingtaine de minutes la naissance
du premier-né. On peut donc en déduire sans trop
se tromper que l'équipe va chercher le deuxième
(ou second), et non pas qu'il arrive de lui-même.
A noter également,qu'on
occulte totalement les bras paternels, qui ne semblent pas "pouvoir"
accueillir le premier-né.
Bébé-sein, un premier long contact charnel permet à l'enfant de réaliser
son réflexe de fouissement, de "grimper" le long
du corps maternel pour atteindre enfin le sein salvateur, le sein
nourricier (cette étape a puisé dans les petites
réserves d'énergie babiale), le sein réconfort
enfin.
Bébé-biberon,
le câlin corporel prolongé ne doit pas être
négligé pour autant car c'est, enfin, le premier
contact.
Il a été remarqué, entre des enfants
non séparés de leur mère, et des enfants
séparés de leur mère, une différence
de comportement (chez l'enfant ET chez la mère), et de
rythmes dans les phases d'éveil/endormissement (chez l'enfant),
et dans les phases de tétées.
Bébé
sein, garder son enfant avec soi augmente les chances de
la mère de réussir son allaitement, de mettre
en place sa lactation de façon optimale;
Bébé-biberon,
le maternage de la mère, mais aussi son instinct maternel,
son attitude, son acceptation de son enfant, seront d'autant
plus forts que le contact originel aura été préservé.
On est donc en droit de se demander :
cet acte de séparation
mère/enfant, au nom de la prévention médicale,
- Doit-il être
effectué aussi rapidement? Le comportement de l'enfant
ne peut-il être regardé de loin pendant ce long
câlin ?
- Ne peut-il être
retardé au profit d'un câlin maternel, au sein
ou non ?
- Ne peut-il être
préparé in utero via écho, doppler, etc.
- Pourquoi certains pays
mettent-ils en place des "maisons de naissance", lieu
où la relation mère/enfant est privilégiée,
où le contact charnel originel est respecté, allaitement
ou non? par exemple au Québec? et pourquoi pas en France?
Le saviez-vous ?
Il a été
remarqué en salle de naissance que le premier contact
peau contre peau développait les futurs relationnels,
le contact maternel et l'instinct de mère allaitante:
même si la mère refusait l'allaitement de prime
abord, sa peau contre la peau du bébé, il arrive
parfois que la jeune accouchée qui caline son nouveau-né
soit soulevée d'une envie inexplicable, elle prend son
enfant et l'attire d'elle-même au sein. Ce sera à
elle et à son enfant de finalement choisir... par instinct,
du plus profond d'elle-même.
Je crois que ce premier geste devrait non pas être encouragé
mais FAVORISE en laissant intact ce premier long calin. Ainsi, la femme qui hésite aurait une opportunité
de choisir par son instinct.
Faut-il accoucher à
domicile, alors ?
Ce n'est pas mon propos,
ni mon encouragement à le faire absolument (on en reparlera
plus tard);
la médicalisation
a pour but de vérifier si l'enfant ne présente
aucune pathologie ni détresse - l'apgar n'est pas le
seul examen effectué c'est une vraie petite visite médicale
qui est faite.
Mais: des actions à
titre personnel s'impose: notre volonté doit pouvoir
s'imposer aux maternités.
Comment agir?
- Ne peut-on remettre
en place plus d'unités d'accouchement ? Nombre de
maternités ont fermé leurs portes car elles n'étaient
plus aux normes de sécurité mais a-t-on pensé
à éviter le désormais engorgement des grosses
unités en mettant aux normes ces unités désormais
fermées. De plus, ces grosses unités sont conformes,
certes, mais il y a trop de lits, pas assez de personnel...
- Ne peut-on mettre
en place des unités mobiles à l'instar de
la Hollande, champion européen de l'accouchement à
domicile, avec ces unités mobiles prêtes aux moindres
besoins ?
- Pourquoi ne parle-t-on
pas tellement de ces accouchements à domicile qui
ne sont pas vécus seuls puisqu'une sage-femme vous
accompagne tout au long du travail et de la délivrance
chez vous avec le papa et dispose d'un matériel d'urgence
pour le cas où?
- Les futurs parents
doivent intervenir, en demandant au gynécologue de prendre
note de leurs désirs de prolonger ce premier contact
-hors détresse médicale-, et transmettre ces informations
au personnel qui accouchera: le plan de naissance, et le cas
échéant, le plan d'allaitement-plus particulièrement
les deux premières heures qui suivent la naissance du
bébé. C'est à suivre....
Conclusion 1:
Aucune vraie solution
(pour le moment) juste des propositions, l'encouragement aux
mères à demander à garder leurs bébés
contre leur eau plus longtemps (hors détrese respiratoire
avérée par exemple) et la prière aux équipes
intervenant de rester humaines et de laisser un peu plus longtemps
leur(s) bébé(s) dans les bras des jeunes accouchées.
A suivre-des démarches
pour un accouchement "naturel"
A noter qu'un décret fut annoncé, pour un monitoring
continu durant l'accouchement; donc les promesses d'accoucher
de façon naturelle en maternité: dans la position
qu'on veut, possibilité de déambuler (etc...) devient
CADUQUE, si on est monitoré du début jusqu'à
la fin....
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Michel Odent: l'amour scientifié
aux éditions Jouvence vous sera bientot présenté
dans l'espace association-biblio - les mécanismes de l'amour démontrés
scientifiquement, s'il fallait le prouver que l'atmosphère autour
de la naissance est importante pour le lien mère-enfant, c'est
fait!
Je voudrais ajouter quand même qu'il
y a des professionnels de la santé qui se mobilisent en faveur
de l'allaitement maternel, et de l'accouchement à l'écoute
de la mère et de l'enfant; pédiatres, généralistes,
puéricultrices......... ils ne sont pas légion hélas,
mais ils existent, forment des associations, pour aider la mère qui
le souhaite, à vivre son accouchement et son allaitement harmonieusement;
i-faites-vous connaître...
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